• Chapitre 10: Adieux souvenirs. Sombres dessins.

    Chapitre 10:

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    Un jeune homme marchait tranquillement,  son regard froid fixant l’horizon. Ses mains étaient rentrées dans les poches d’un pantalon noir impeccable. Autour de sa taille s’agitaient et s’entrechoquaient doucement deux sabres, un noir et un blanc, accrochait à une ceinture verte. Autour de son coup se pendouillait au bout d’une cordelette ce qu’on aurait pu reconnaître comme un début de main en cristal. Sa chemise blanche était couverte par une cape noir rabattue sur sa tête de sorte qu’on ne pouvait distinguer son visage.

    Le monde autour de lui était composé de sapins blancs et terre couverte de neige.


    Mais soudain une fillette sortit en hurlant des broussailles. Ses yeux étaient injectés de sang, ses cheveux pourpre étaient ébouriffes et ses vêtement sales et troués, de vraies loques. Son visage était si maigre qu’il faisait peine à voir et sur sa joue l’emblème d’un requin était peint en écarlate. Il avait le même qu’il sentait pulser sur son omoplate. 

    Avant qu’elle n’atteigne le jeune homme peu étonné et peut-être même lasse, celui-ci lui demanda d’une voix des plus froides en stoppant sa marche :


    -Serais-tu capable de t’attaquer à ton frère.


    La petite stoppa sa course et son visage perdit son air de bête et redevint celui d’une  fillette perdue et perplexe.


    -Mon frère…


    Elle avait le regard dans les vapes comme si elle tentait de se rappeler. Entre temps son prétendu frère combla le vide entre eux et posa ses deux mains pâles sur les tempes de l’enfant.


    -Perdu, souffla-t-il toujours aussi froid.


    On vit les yeux de la petite fille s’écarter pleins de frayeur et d’incompréhension.


    Les mains du jeune homme luisirent.


    Quelque secondes passèrent et il s’écarta et la petite tomba à terre dans un bruit sourd. Son cœur avait cessé à tout jamais de battre…


    Des applaudissements retentir et l’adolescent se retourna. Pas le moins du monde surprit il toisa docilement mais toujours aussi froidement l’homme d’une quarantaine d’années habillé d’un castard noir et élégant, assis sur les hautes branches d’un pin enneigées.


    Ses yeux bleus grisâtres pétillaient d’un amusement mal sain et ses lèvres étaient étirées d’un sourire des plus sadiques.


    -Décidément ta façon de tuer est très intéressante. Qu’elle plus belle façon de mourir qu’avec une commotion cérébrale !    


    Le jeune homme ne cilla pas. Puis d’un pointement de doigt il désigna la masse dans les bras de son ainé. En y regardant bien on pouvait voir que c’était une fille d’une quinzaine d’année, aux boucles bleues et trempées, aux traits fins et rougis par le froid. Elle était étroitement enroulée dans une couverture en laine noir de telle sorte que on ne distinguait aucune partie de son corps excepté sa tête. On pouvait voir le tissu noir se soulever à un rythme régulier et trembloter dès qu’un coup de vent l’effleurait.  


    L’homme prit soudain un air sérieux et fronça ses sourcilles légèrement broussailleux.


    -Je crains qu’elle ne m’ai vue et je ne peux pas me le permettre.  Et puis, son faible cœur lui a fait achever Baku pour ne pas qu’il souffre. C’est mignon.


    Le sourire lui revint dans cette dernière phrase.


    -Et si comme je le pense elle a hérité de sa mère sur ce point-là alors elle ne pourra pas vivre avec.  Voilà pourquoi j’ai besoin de tes talents.


    Le jeune homme hocha la tête et la capuche noire qui la recouvrait tomba dévoilant ainsi son beau visage ténébreux.


    -Je vois, tu veux que je lui efface la mémoire. Mais tu sais pourtant que je ne maitrise pas encore se pouvoir et que c’est toute sa journée, ou plus,  qui risque de disparaître.


    L’homme au costard grogna, et son visage se déforma sous la colère.


    -Bien évidement que je le sais ! C’est moi qui t’ai entrainé à développe la moindre de tes capacité !


    Ils se regardèrent un instant puis il continua :


    -Qu’es que tu attends !


    Il était descendue de son perchoir si vite que celui qui se tenait sous lui n’avait rien vue qu’un éclaire. L’homme se planta devant lui et lui tendis la fille a bout de bras comme si il ne s'agissait que d’un vulgaire sac.


    Un instant, aussi infime soit-il on aurait pu voir passer de la peur dans les yeux du jeune homme. Mais il demanda sur un ton calme et indifférent :


    -Pourquoi ne l’as-tu pas laissé à  Baku ?


    -Imbécile ! Répliqua l’autre, elle a un pouvoir qui pourrais mettre précieux, je l’ai vue ce fameux soir, elle le connait pour l’avoir déjà utilisé sous mes yeux, mais ne voudras sûrement plus y avoir recours à moins d’y être obligé. Par conséquent il faudra que je tienne tous ses petits amis dans le cru de ma main, prêt à les réduire en bouillie.


    -Mais avant ça il faut tuer la directrice, et pour cela l’attirer en dehors de son école, compléta l’autre.


    -Et pour ça l’aide de l’élue me serait pas indispensable, cette vielle bique en a sous le coude.


    Il souria et ces paroles.


    -Je vois que tu commences à comprendre, bien… Très bien. Aller vas s’y.


    Le jeune homme se saisit enfin de la fille et une lueur étrange passa dans son regard.


     Juste un instant.


     Il posa sa main sur sa tête et on put voir que les deux couleurs de peaux étaient identiques.


    Sous ses doigts une lumière bleutée se fit voir et le visage de la fille jusque-là crispé se détendit. L’adolescent décrocha son regard froid d’elle et le posa sur l’homme.


    -Et maintenant ?


    Il ne réfléchit qu’un instant et réplique cette fois ci calmement :


    -Mets la dans l’eau et la mènera là où elle doit être.


    Le jeune encapé enleva sa main du front de celle qu’il tenait fit quels que pas à sa droite, passa quelque s’arbre et posa la fille sur l’eau après s’être accroupit dans la neige. Ces belles boucles s’agitèrent au rythme léger du courant. Lorsqu’il la lâcha l’eau la lui reprit comme animée d’une volonté propre et l’enroula autour de son mentaux bleuté. Un maigre sourire naquit sur ses lèvres rosées.


    Le jeune homme se releva et fixa l’endroit où se tenait il y a quelque s’instant son père.


    -Je vois à présent. Les personnes que tu as envoyée ne servait qu’à prévenir de notre présence à fin que la directrice se montre, et les blessés  que Mizu prennent tout ça au sérieux, ce n’était que le bas de l’échelle. Et puis je sais bien que tu dis que l’école est juste un point stratégique mais qu’en réalité tu veux te venger de la femme qui en t’arrachant tes lueur d’espoir t’a faits perdre le combat contre toi-même et t’as livré aux ténèbres. Ça promet d’être intéressant…


    Il épousseta son pantalon.


    Le traître reprit sa route en enjambant le corps de la jeune fille. Il marcha tout droit entre les arbres ne regardant pas une seule fois derrière lui.


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