• Chapitre 4

    Chapitre 4: Qui es-tu?

    Mon cœur bat à un rythme effréné, mes jambes tremblent, mes mains deviennent moites. Je baise les yeux attendant le châtiment. Mais rien ne vient à part un rire cristallin. Je regarde ébahie son corps secoué par des spasmes et son visage au si beaux trait s’embellir encore grâce à son sourire et à deux fossettes qui viennent de se former. Il essaye d’articuler entre deux rires :
    « -Tu es trop choux ! Mais je vais t’en prêter, évidement ! »
    Et c’est ça qu’il l’a mis dans un état pareil ! Mais au moins il ne soupçonne rien… Je passe de l’incompréhension au soulagement, ça doit se voir sur mon visage car les rires de Cameron qui n’avaient pas encore stoppé repartent de plus belle. Je souris, il est là, il est heureux et c’est tout ce que j’ai besoin. Malgré tout il y a quelque chose qui ne va pas… :
    « -Mais il est hors de question que tu me payes quoi que ce soit ! Proteste-je. »
    Il se calme et reprend son sérieux. Il semble contrarier, non indigné ! Mais quoi qu’il arrive je ne peux pas accepter ! Je n’aime pas profiter des gens… Je suis comme ça ! Et je ne peux vraiment pas ! Mais lui aussi semble déterminé… Il cri presque lorsqu’il me répond :
    « -Mais pour quelle sorte de goujat me prends-tu ! Je crois que je peux te payer une viennoiserie comme-même ! »
    Mais qui parle encore comme ça ?! Maintenant mes idées folles se clarifient et  je suis parcouru dans frisson. J’ai peur ? Oui, mais de quoi ? Du fait que celui que j’aime soit un vampire et qui peut me tuer n’importe quand ou que je risque de le perdre… Non plutôt mourir ! Je l’aime !  Je me mets à courir sans raison apparentes. J’arrive devant la petite boulangerie qui se situe en face de l’arrêt de bus. Je remplis non sans difficulté mes poumons d’air. J’ai froid. J’ai peur. Tant d’émotions et de questions tourbillonnent en moi que la seule chose dont je suis sûr maintenant c’est que je l’aime… Mais cette amour me fait peur, si je veux pouvoir le vivre je devrais devenir une buveuse de sang, moi Emy la petite végétarienne qui n’a jamais tué un seul insecte ! C’est impossible et je sais que plus je m’attacherai à lui plus je souffrirais… Un doux me frisson me parcourt, il est là. Je me tourne vers lui et je me noie dans le vert émeraude de ses yeux. J’entend des mots et je me recompte que c’est ma voix qui les prononce :
    -Ok j’accepte mais pas deux fois d’accord ? Je n’aime pas…
    -Une fois promis ! Et dis-moi dès que tu es troublé tu t’enfuis ? Me coup t’il.
    Je me mets à rougir très troublée par cette question. Mais que je peux être stupide ! Il me proposait de m’acheter un croissant, et moi je m’enfuie en courant ! Mais quelle idiote ! Il interrompe le cour de mes pensées :
    « -Tu sais je t’adore, ton aspect si fragile…
    -Je meurs de faim ! Mentis-je. »
    J’étais super gênée ! Et bien sûr je n’ai pas faim, j’ai l’estomac noué… Même si habituellement je mange tous le temps. Rien ne m’avait jamais coupé l’appétit…
    « -Allons manger alors Emy. »
    Il appuie bien sur toutes les lettres de mon prénom, me faisant frémir à chacune d’entre elles. Il entre dans la petite boutique, je le suivis. Il y régné une ambiance accueillante, est-ce grâce de la chaleur qu’il y règne où  encore grâce à la multitude de couleurs qui nous entoure, ou probablement à cause de la douce odeur de pâtisseries fraîche qui y flotte. Un mélange des trois sûrement. Cameron salue la caissière et lui demande deux beignets aux pommes et deux coca-chery avec un sourire charmeur et tout d’un coup j’eus un léger pincement au cœur que je reconnue immédiatement comme de la jalousie. Mais je deviens parano ou quoi ! Puis je repense à ce qu’a dit Cam. Je le regarde stupéfaite, dès que je le pouvais je mange ses deux choses ensembles, c’est un mélange étonnant mais que je trouve plus qu’excellant. Pendant qu’elle va chercher la commande de mon beau vampire celui-ci me fit un clin d’œil. Serais une coïncidence qu’il ait choisi mon « gouté » préféré ? Elle arrive, je la regarde plus attentivement et je constate qu’elle est jeune, et très jolie avec ses cheveux blonds très pales artificiellement bouclés et ses grands yeux bleus. Ses trait bien que banals sont harmonieux et plutôt agréable à regarder. Pendant que je rêvassais il avait payé et était déjà devant la porte automatique qui s’ouvre et se ferme dans l’attende de quel qu’un qui la passerait. Il est adossé au mûr et me regarde un air amusé sur le visage et la caissière elle éclate d’un rire grossier. Soudain je fus pris d’une envie violente de la frapper. Je rougis de honte et sortis à pas lourds sans croiser son regard. Il commence à rire lui aussi et ça y est je bouillonne et oui il ne m’en faut pas beaucoup ! J’entends sa marche, elle est si légère et je la sais si gracieuse qu’on pourrait dire féline. L’air frai s’engouffre dans mes cheveux emmêlés et oui il leurs suffit de quelque heures. Mon ventre grogne, c’est de la triche ! Pour quoi a-t-il fallut qu’il choisisse mon pêché minon !
    « -Tiens, j’adore manger un beignet aux pommes et tu m’avais dit ce matin que tu adore le coca chery alors je me suis dit pourquoi ne pas faire un mélange des deux ! Mais bon on va devoir manger en court de route si on veut un jour rentrer !
    -J’adore ce mélange, on dirait que tout ceci n’est pas une coïncidence…Marmonne-je.
    -C’est vrai ! Comme quoi le destin fait bien les choses ! Et dis-moi tu es née quand ?
    -Je suis née le trente et un décembre, pour quoi ? Demande-je intrigué, j’hésite un moment avant de lui retourner la question.........Et toi ?
    -Le premier janvier. Alors tu n’as qu’à prendre ce que je t’ai acheté pour un cadeau d’anniversaire en retard. »
    Attendez il y a que moi qui trouve ça louche ? Il est née le premier jour de l’année et moi le dernier, lui est moi avons pleins de points commun et encore plus frappant quel qu’un comme lui qui s’intéresse à une pauvre fille comme moi ? Mais j’y pense j’ai l’occasion de lui poser une question qui pourrait se révéler utile ! Je pris un air outré et déclare avec horreur :
    « -Mais alors tu es beaucoup trop vieux pour moi ! »
    Il me prit par les épaules et me regarde d’un air grave, puis il approche sa bouche de mon cou, elle l’effleure, créant ainsi une trainé brulante derrière elle. Ses lèvres s’entre ouvrent au niveau de mon artère, elles s’y attardent un moment puis remontent jusqu’à mon oreille. Je n’avais pas eus peur, non pas un seul instant. Cam y chuchote ces quels que mots :
    « -Tu n’as pas idée à quel point… »
    Il relâche son emprise me laissant complétement hébétée. Puis il sourit tout en avançant d’un pas sûr. Je me répète ses quel que mots en boucle essayant de comprendre leurs signification en vain…  Je l’imite. C’est plus fort que moi, je morts dans le beignet moelleux. La confiture se repend dans ma bouche pour mon plus grand plaisir. Je décapuchonne ma bouteille et avale une gorgé du liquide doux et piquant à la fois alors que je n’avais pas encore finis ma bouchée. Je me rends compte avec horreur que je ne l’ai pas remercié, ce que je fais immédiatement, mais bien sûr trop rapidement, mon mot ressemblait à brokis, un peu de coca dégouline le long de mon menton. Il l’enlève avec une main chaude. Je rougis sévèrement, je suis vraiment super gênée !
    « -Tu fais vraiment n’importe quoi, il essayait de prendre une voix sévère mais son expression trahie son amusement. Bon il ne faut pas que tu vois là où je t’emmène alors je vais te bander les yeux. Mais je me doute bien que tu risques de t’étaler par terre donc tu vas aller sur mon dos. »
    Je suis intrigué oui mais je n’ai pas peur ! J’hoche la tête. Je finis mon beignet et le coca puis il me bande les yeux puis il me hisse sur ses épaules. Je me demande comment il a fait avec son sac ! Je n’ai  pas pensé qu’on pourrait nous voir ! Mon père peut très bien passer d’un instant à l’autre ! Puis mes questions s’envolent et je me laisse bercer par l’odeur de cannelle qui dégage et les doux bruits d’un court d’eau et d’une forêt. Il marche vraiment très vite pour quelqu’un qui a cinquante kilos sur le dos !  Bon arrêtes de réfléchir, profites de ce moment magique, de la douce morsure de sa peau sur la tienne, de cette chaleur qui t’envahit et te rends heureuse ! Je reste comme ça pendant un moment qui m’a paru une éternité et en même temps qu’une poignée de secondes, puis il me descendit de mon petit nuage toute en douceur. Ses mains jouèrent un petit peu derrière ma tête, mon bandeau tomba enfin, mais il n’y eut pas de lumière qui m’aveugle. Je cligne des paupières. Et enfin j’arrive à distinguer mon environnement. Tout autour de moi des arbres gigantesques de toutes les sortes ! Leurs feuilles forment un toit à des dizaines de mètre au-dessus de nos têtes, mais un peu de lumière dorée arrive à filtrer à travers les branchages. Les points lumineux dansent autour de nous. Le chemin sur lequel nous sommes est sinueux et plein de racines et de cailloux. Je rigole, j’adore crapahuter en forêt même si celle-ci n’est pas ordinaire… Soudain un lapin passa devant nous à folle allure.
    «C’est magnifique ! M’exclame-je. Je n’ai jamais rien vue de telle !
    -Je savais que ça te plairais ! Aller, tu viens il faut que on arrive en haut le plus vite possible ! Mais j’y pense je connais en moyens ! »
    Il s’approche de moi tel un félin le ferait avec sa proie, puis il charge m’attrape et me hisse une nouvelle fois sur son dos, tout ceci avec une vitesse et une facilité déboussolant. Je proteste mais il fait la sourde oreille et fit une remarque qui m’intrigue :
    « Cramponnes toi bien ! »
    Et d’un coup la forêt devient floue, mes cheveux entrainés par le vent me fouettent le visage. J’ai la magnifique impression de voler ! J’ai une drôle de sensation de le ventre, l’adrénaline ? Alors que beaucoup aurait hurlé moi je me mets à rigoler ! Mais il s’arrête bien vite et je redescends de mon petit nuage à mon plus grand regret. Je pousse un soupir d’exaspération. Il éclate de rire. Un rie tellement chaleureux et communicatif que je m’y mets aussi. Il me descend et me tourne vers le vide. Je regarde ébahie presque une région entière, je vois la cathédrale de Strasbourg au lointain et la juste en dessus je vois la petite ville où je vais au collège et mon minuscule village ! Mais c’est impossible il n’y a pas d’endroit aussi haut prêt d’ici… Je dois comme-même avouer que c’est fantastique ! Je pourquoi je me sens vide d’un coup, pour quoi j’ai cette sensation de manque ? Mes yeux se posent d’eux même sur Cameron. Je comprends à présent, il a beau être à côté de moi ça ne me suffit pas, je veux qu’il me touche… C’est cheveux flottants dans le vent, le soleil se couchant derrière lui, lui donnent un air d’apparition divine. Je regarde avec fascination ses yeux se perdre dans l’espace. Quand il se tourne vers moi je sursaute puis je baisse les yeux comme une enfant prise la main dans le sac. Il ne semble pas le remarquer, sans beaux visage et tordu par l’inquiétude. J’ai peur, j’ai le ventre noué, je tremble. Que lui arrive-t-il ? Il va bien !? Il ne peut pas lui arriver quoi que ce soit ! Je vois des larmes dans ses yeux, elles coulent lentement sur ses joues parfaites. J’aurais aimé avoir la force de tendre le bras de les essuyer, puis de chasser sa peur, son malheur, je voudrais faire tellement pour lui. Lui qui m’a donné une chose inestimable, une raison de vivre… Sa bouche s’ouvre mais les mots ne sortent pas immédiatement, sa voix est brisée, hésitante. J’ai pris l’habitude en quelles que heures d’avoir quel qu’un de sûr de soi en face de moi… :
    « J’espère que… tu auras la force de me pardonner un jour… »
     A présent je vois entièrement son visage. Il écarte ses bras, m’envoie un dernier regard désolé. Mon cœur bat si vite, j’ai tellement peur de le perdre… Un craquement horrible se fit entendre suivit d’un déchirement. Des plumes dorées commencent à voler autour de moi. Le vent me pousse en arrière et quand j’arrive enfin à distinguer Cam je vois une paire d’ailes dorées dans son dos…


  • Commentaires

    1
    Dimanche 1er Décembre 2013 à 21:11

    trop bien dit pour la foret quand il la porte tu t es inspirer de twilight?

    2
    Dimanche 1er Décembre 2013 à 21:23

    c'étais trop beau, mais qui peut bien être cam?, et pourquoi demandé pardon?, que va t'il se passé, la suitttttttteeeeeeeeee viteeeeeeeeeeeeee

    3
    Lundi 2 Décembre 2013 à 18:21

    oui c'est vrai que ça y ressemble mais j'y pas vraiment pensé...

    Comme tu le sais je ne te répondrais qu'avec mon prochain chapitre et encore pas tout a fait! Mais j'aime bien quand les gens posent des questions!

    Merci les filles!

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