• Chapitre 6

    Chapitre 6: le bonheur est t'il toujours suvit par la tristesse?

    D’abord j’ai un moment de surprise, puis après je ris, je ris à cause du vent fouettant mes cheveux, mon visage, ma peau , je ris à cause de la drôle de sensation que je sens naître dans mon ventre, je ris à cause de l’adrénaline qui monte en moi, je ris parce que je suis libre, j’ai l’impression de voler… Puis j’hurle, comme jamais au paravent, et dans ce cri je mets toute ma joie. Je vois les minuscules maisons se rapprocher à une vitesse hallucinante. Je reconnais avec peine l’église de mon minuscule village. C’est magnifique, magique et merveilleux. Je tourne la tête et je vois Cam les cheveux plaqués en arrière, en train d’exécuter un piquet dans le vide, ses immenses ailes dorées repliées dans son dos, tel une apparition divine. La peur ? Complètement absente, je sais bien qu’il sera là alors pour quoi s’inquiéter ? Puis je me dis que faire comme lui devrait être encore plus… parfais ! Je penche tout mon corps vers le sol mais une douleur me vrie le cran me forçant à me redresser. Je le sens s’approcher car ma peau me picote soudain. Il me prend la main, une vague de chaleur m’envahis de suite. Les traits des habitations se précisent bientôt et au lieu de freiner il m’entraine dans une décente éclaire. Je vois les arbres défiler autour de moi, complétement floue. Mes mains tendus effleurent un haut brin d’herbe et là il déploie ses ailes et nous planons à quel que centimètre au-dessus du Rhin. Il est sur le dos et moi je suis sur sa poitrine une main agrippant son T-shirt, l’autre, celle souillé et rouge essayant de se plonger dans les eaux bleu et tumultueuses aux reflets orangés. Voyant me petit manège il se  rapproche du fleuve. Et enfin le sang s’éparpille dans les courants froids. Mais je la laisse car maintenant que je suis habituée à sa froideur  je la trouve très agréable…Tellement que j’y irais bien toute entière, me laisser porter par les remous, sentir le doux contacte de l’eau contre ma peau, la sentir s’infiltrer dans mes cheveux. De beaux souvenirs remontent en moi, mais ils me font l’effet d’un coup de poignard en plein cœur, la mélancolie s’empare de moi. Je sens comme en manque très pesant. Je soupir. Nageais j’aimais tellement ça, j’y allais cinq fois par semaine, j’avais gagné le championnat régional du quatre cent mètre papillon et je m’apprêtais à aller au national. Mais un jour je dis tout ce que j’avais sur le cœur à mes parents et plus ils annulèrent mon abonnement, ça va faire un an maintenant… Une larme silencieuse coule sur ma joue rougie par le froid. Et là Cameron plonge réalisant ainsi mon désir. L’eau s’infiltre dans mes vêtements et mes cheveux, glisse sur chaque passerelle de ma peau. Sa douce fraicheur me comble de joie. Alors que nous sommes encore sous la surface et que l’air vient à manquer il me lâche. Mes jambes martèlent l’eau et enfin à près être remonté je peux respirer un bon coup. Puis je me mets à nager un papillon parfait et rapide malgré mes habilles plein d’eau qui m’encombre.
                                                                                     *
    Mes pieds effleurent les graviers devant l’entrée de ma grande maison rouge. Les bras de Cameron sont toujours autour de ma taille et me servent de façon protectrice. Ma tête est encore nichée dans le creux de con coup et mes mains repliées contre son imposant torse. Je me dégage brusquement, en le repoussant de toutes mes forces. Il ne fit qu’un pas en arrière, un sourire malicieux plaqué sur le visage. Une colère soudaine m’envahis, j’ai envies de taper, de hurler et de démolir tout ce qui se trouve autour de moi. Je dois luter intérieurement pour freiner mes pulsions. Elles me dégoutent. Plus que tout au monde. Car elles me viennent de mes parents… Je me force à respirer lentement, calmement. Je lève les yeux, je croise son regard amusé. Ma timidité maladive me reprend. Je parvins à peine à chuchoter ces quel que mots :
    -Non mais tu es fou  et si mes parents nous voyez !
    -Alors ils regretteront d’avoir posé leurs yeux sur nous.
    Son ton espiègle et cette remarque presque sanglante me fige, c’est comme si je découvrais quel qu’un d’autre même si je dois dire que ce côté « Bad boy » le rend encore plus beau. Je secoue la tête pour m’ôter cette idée de l’esprit.
    -Qu’entends-tu par-là murmure-je d’une voix tremblante.
    -Si ils osent poser leurs sales pattes sur toi ce sera la dernière chose qu’il feront dans leurs misérable existence !
    Il semble si sérieux, si sombre et même si son visage semble neutre, je vois bien les éclaires qui luisent dans ses yeux émeraude. Je commence à avoir peur. Je sens mes jambes trembler et les battements de mon cœur s’accélérer. Non impossible ça ne peut pas être lui que je crains…Et pourtant rien que sentir son regard sur moi me glace. J’éclate de rire, mais celui-ci est plutôt ictérique qu’autre chose. Puis enfin je me lance :
    -Dire que j’ai fahis te croire !
    -Et oui tu es vraiment bête, dit-il en imitant une ton désespéré.
    -Ouai ça c’est tout moi !...................Non mais hé ! Je ne te permets pas de m’insulter ! Sal petit… !
    -Mais tu ne t’es pas vue !
    Au moment où j’allais répondre, la porte d’entrée s’ouvrit sur ma mère. Son regard vert sévère et hostile essayant de croiser le mien. Ses longs doigts repliés sur ses hanches. Ses belles boucles rousses assemblées en un gros chignon. Son tailleur rose s’accordant parfaitement à son teint crémeux et à ses jolies formes. Dès que je la vois, je veux pleurer la mère que j’avais connue il y a de cela quelles que années. Soudain un souvenir s’impose à moi. Elle en robe verte toute simple, assise dans l’herbe verte, son beau visage non maquillées, ses lèvres courbées en un sourire éclatant, ses longs cheveux lâchés. Tout dans ma vie était si bien avant le jour affreux où le bureau de ma mère prit feu. Elle dut raser ses boucles calcinées dont elle était si fière et son visage lui avait était légèrement atteint par les flammes. Elle devint distante, songeuse jusqu’au jour où elle vient me chercher au collège, j’étais en sixième. Elle voulait prendre un café avant de repartir au travail mais elle le renversa sur son tailleur elle monta donc en haut pour se changer, j’étais derrière elle me tenant au bas de son haut, je ne sais plus trop pour quoi d’ailleurs. Elle poussa la porte en bois et l’odeur de mes parents m’envahis, me faisant sourire. Ma mère laissa échapper un cri étranglé. Je penchai ma tête pour voir ce qui causait son désarroi. Je vis la meilleure amie de ma mère essayant d’embrasser mon père. Mon monde déjà fissuré se décomposa. Je restais là, figeais. Je repris mes esprits grâce aux tambourinements des petits pieds de ma mère sur le carrelage de l’escalier. Mon père semblait être dans le même état que moi. Bien vite je m’élançais à la poursuite de ma génitrice, comme j’étais beaucoup plus rapide qu’elle je réussis avant qu’elle ne sorte de lui attraper la main. Elle me gifla avec une force que je ne lui connaissais pas, mais plus grave que tout c’était la première fois et largement pas la dernière. J’avais réussi à entre voir son visage baigné de larmes et ses cheveux à peine repoussés. Depuis ce funeste jour elle devient égoïste, violente, méchante, vaniteuse, narcissique, prétentieuse, capricieuse et manipulatrice. Une claque me touche à la joue, me la laissant brulante. Je revins au présent. Ma « mère » me crie :
    -Tu peux m’expliquer pourquoi tu rentres si tard ! Figure toi que j’ai appelé le collège et ils m’ont dit que tu terminais à quinze heure trente et là il dix-huit heure ! Mais où est tu encore allé trainer tu sais bien que ta sœur rentre ce soir et que c’est à toi de faire le repas !
    Hein quoi ? Mais pour quoi me dit-elle ça ? Elle n’a pas vue Cam ? Je me tourne vers lui mais ne vois que du vide. Un sentiment de tristesse et d’impuissance m’envahit, alors que je devrais être soulagé de ne pas le voir. Il m’a abandonné ! Ce n’est qu’un lâche. Je baisse la tête à fin d’un peu cacher les larmes qui inondent mes joues. Une souffrance atroce est en moi, un mélange de tant d’émotions négatives, comme la honte, la colère, le désespoir, la peur, la tristesse et bien d’autre… Je sens sa main chaude percuter à nouveau ma joue endolorie et le choc se répercuter dans toutes les molécules de mon corps. Sa voix que j’ai appris à détesté résonne à nouveau :
    -Tu vas répondre oui !
    -Je..jjje… suis rentré àààà…pied et……………. Je me suis perdus….parvins-je à articuler malgré ma mâchoire gonflée.
    -Je te reconnais bien là, bête comme tu es ! Tu sais quoi on va aller au restaurant ton père et moi, tu es libre pour le reste de la soirée mais ton père n’oubliera pas de te punir pour tes affronts.
    Puis elle rit, d’une façon cruelle et méprisable, puis tourne les talons sans même m’adresser un regard. Une fois que je ne peux la voir je rentre dans la maison, claque la porte avec une violence que je ne me connais pas et enfin me rue dans ma chambre. Je me jette sur mon grand lit et enfonce ma tête dans mon oreiller rose en soie. Son m’odeur de lavande monte en moi. Une rage soudaine m’envahis et je le jette de toutes mes forces sur l’armoire en bois blanc. Toute cette chambre du style petite princesse ce n’est pas moi ! C’est ma mère ! Puis enfin quand j’eus lancé tout ce qui me trainé sous la main et colère fut retombée, je me glisse sous la couette et pleure pendant un moment  qui ma sembla une éternité. Jusqu’à ce que les pas de mon père parviennent à mes oreilles.


  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Décembre 2013 à 20:52

    su^per comme dab

    2
    Jeudi 26 Décembre 2013 à 21:04

    merci!

    3
    Vendredi 27 Décembre 2013 à 00:03

     j'ai adoré vite la suit, sa mère est vraiment une pe**e, même si elle n'à pas conu que des beau jour, c'est qu'en même pas de sa fote si sa meilleur ami la trahis, j'éspère que son père n'à pas le même caractère, et cam se n'es rien d'autre qu'un lache

    4
    Vendredi 27 Décembre 2013 à 00:10

    J'essayerais de la mettre rapidement! Merci!

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