• Chapitre 8: Bout de larme. Eau explosive

    Mes yeux s’ouvrirent. J’étais revenue là où je m’étais écroulée et Suru avait disparu. Le froid était là lui, il était partout, dans ma gorge, sur mon visage, mes mains, mes jambes et dans mes cheveux. Mais un besoin encore plus grand que celui de la chaleur me prit. J’avais soif. Une sécheresse ardente c’était emparée de ma gorge.
    Je sentis quelque chose remuer dans ma poche. Hinode. L’oiseau orangé en sortit et avec surprise et joie je vis qu’il ne semblait pas affecté par le froid. Il s’envola au-dessus de  ma tête posée dans la neige et tournée vers le ciel puis fonça jusqu’à mon cœur.


    Un cri m’échappa, en tout cas quelque chose y ressemblant vaguement. Je guettais la douleur, mais rien. Je posais la main sur ma poitrine et je sus qu’il était là en moi à l’abri de tout danger, surement une autre de leurs fonctions. Un pois s’envola de mes épaules.


    Mais la soif revient encore plus vive.


    Alors avec les maigres forces que je venais de retrouver et malgré la neige gelée je me tournais jusqu’à me retrouver à plat ventre  et rampais. Je ne savais pas où j’allais, mais il y aurait de l’eau je le savais au plus profond de moi, surement un instinct de contrôleuse de l’eau. Je l’entendais chanter, couler comme un écho lointain. Mon sixième sens me pousser vers elle encore et encore, me faisant oublier la faim, le froid et la douleur. Tous ce que je sentais c’était ma gorge qui m’implorait de l’eau.
    Au bout de je ne saurais combien de temps je m’arrêtais. Je ne savais pas pour quoi mais mes membres refusaient d’exécuter le moindre mouvement. Et sans savoir pourquoi, comme animée par une force invisible ma main frotta la neige. Elle ne me sembla pas froide, pas plus que celle sur laquelle j’étais étendu. De la glace transparente finie par apparaître sous mes doigts bleuis par le froid. Je les sentais pulser, mais je n’avais pas mal. Je ne ressentais toujours pas le froid. Quelle chose étrange…


    Puis je me rendis compte que la glace devait protéger de l’eau mais que la neige en était aussi. Alors pourquoi avoir fait tout ça alors qu’elle était là devant moi ? Puis je me souviens des paroles de Suru, le futur avait besoin de moi…
    Etait-ce un caprice de ce soit disant future ? Devais-je me rendre ici, maintenant ?
    Après une hésitation je décidais de suivre cet instinct qui venait de m’être donné. Un filet d’eau bouillantes coula de mes doigts faisant fondre la glace jusqu’à ce qu’une personne puisse se glisser dans le trou que je venais de faire.
     Elle était limpide, claire, miroitante, belle et attirante. J’approchais mes lèvres et étrangement elle était à une température parfaite. Je bus goulûment étanchant ma soif.


    Un scintillement attira mon attention. Comme une étoile au milieu d’un sombre ciel vierge, ou une luciole au fond d’une grotte. C’était au fond de l’eau et je sentais qu’on me poussait vers cette lumière. Je tendis la main retins mon souffle et me laissa aller dans l’eau.


    Je m’attendais à me retrouver glacée, torturée, transpercée par les milles lames de l’eau froide. Mais elle était chaude, je la sentais toucher tous mes membres et les soulagés de toutes douleurs. Son contact était si agréable, elle était calme, c’était si agréable. Malgré mes habits je ne coulais pas, comme si un panier d’eau m’avait accueilli en son sein. Caressant ma peau. La lumière s’intensifia et je battis de pieds pour l’atteindre, la main tendue. L’eau m’aidait à avancer comme une vieille amie. Je finis par toucher le fond. Il faisait noir, mais grâce à la source de lumière, d’ailleurs trop brillante pour que je voie  de quoi il s’agissait, je pus constater qu’il n’y avait que de la terre, rien de plus, pas un seul signe de vie.


    Je me saisis de la lumière. Aussi tôt tout s’éteint. Je mis un temps à m’abriter à l’obscurité. Je pus enfin distinguer ce fragment de goutte bleuté relié à une cordelette brune. Il était doux, poli et finement réalisé, un petit trésor. Et c’était mon premier fragment d’amulette. Une fierté stupide monta en moi et je criais ma joie :


    -Je l’ai enfin !!! Première place me voilà !!!


    Ma voix ressortit parfaitement dans… l’eau ? Instinctivement je tentais de rattraper les bulles d’oxygènes qui voulaient se faire la malle.


    Pour quoi mes poumons ne me brulaient-il pas ? Pour quoi le manque d’air ne me gênait-il pas ? Et pour quoi je ne me souviens pas avoir retenus mon souffle ? Cela signifie que j’ai respiré sous l’eau sans même m’en rendre compte ?
    Je cherchais une explication, ce qui ne dura pas longtemps. Je maîtrisais l’eau respirer dedans devait être un de mes privilèges. Et puis qu’importe tant que j’avais une solution pour sortir d’Eien sans remettre le nez à la surface. Je remontais un peu à force de mouvement agiles, pour y voir plus claire et commençai à nageait sous l’eau. Comme c’était étrange, l’eau qui s’infiltrait dans mes poumons aussi naturellement qu’une bouffée d’air frai. Et c’était très agréable aussi. L’eau était bonne, je voyais parfaitement claire en son sein, j’y avançais avec une aisance surhumaine et j’avais trouvé mon bout d’amulette.


     Oui tous se passé merveilleusement bien.


    Je fis un rapide calcul et me rendis compte qu’à la vitesse où j’allais je serais sorti d’ici en moins d’une heure. Enfin une bonne nouvelle. Je passais l’amulette autour de mon coup et elle alla se frotter à la goutte qui ornait déjà mon coup.
     Oui tous se passé vraiment trop bien…


    Puis soudain un grondement vint briser le précieux calme qui m’entourait. L’eau se réchauffa brusquement et fut secouer par de violentes vagues orangées qui me repoussèrent avec une force telle que je ne pus lutter. Une détention, non une explosion se fit entendre et la glace vola en éclats et toutes l’eau remua et m’emmena jusqu’à son fond où je me cognais violement la tête contre le sol. Une vive douleur traversa mon crane et je vis un liquide rouge remonter.


    Mais un coup aussi violant aurait au moins du m’assommer, je soupçonnais l’eau d’en être pour quelque chose et je me sentis plus fière que jamais de maîtriser cet élément. Malheureusement je n’étais pas au bout de mes peines, à quel que mètres de moi il y eut une nouvelle explosion qui avec une force incroyable m’éjecta de l’eau.
    Oublié le doux contacte du liquide et sa chaleur et place au contacte glacé de la neige et de la torture du vent gelé sur ma peau mouillée. Je peinais à ouvrir un œil, l’autre ne répondait pas, la paupière le refermant était bloqué par un tapis de liquide chaud et poisseux.  Malgré la fumée noire qui s’infiltraient dans mes poumons me faisant tousse, je pus distinguer une silhouette qui se détachait et qui avançait dans ma direction. Un frisson de peur me travers l’échine. Puis les nuages sombres s’écartèrent comme obéissants et dévoilèrent un homme a même pas un mètres de moi. Sa peau brune était entièrement recouverte de tatouages grisâtres en tous genres. Ses cheveux qu’on pouvait deviner noirs étaient coupés à ras. Ses sourcilles broussailleux, percés de toutes parts par des anneaux de tailles et de couleurs toutes différentes étaient froncé et menaçants. Ses yeux jaunes qui me fixaient avec insistances étaient sans le moindre doute ceux froids et calculateurs d’un tueur.


    Comme pour confirmer mes craintes je remarquais enfin le sigle sur sa main, un requin noir. Un gang. Et pas n’importe lequel, c’était Same. Le plus puissant d’entre tous, celui dont le chef n’était connu que par une poignée de ses membres, il était à ce qu’il paraissait invincible et impitoyable.


     J’avais déjà vu ce sigle ce fameux jours où j’ai perdue Aisu et… ma mère…  
    Je n’eus pas le temps de me questionner sur le comment ou le pour quoi  qu’une autre explosion retentie mais beaucoup plus proche cette fois ci.  Une douleur intense et insupportable me prit à la jambe et je hurlais à plein poumons. C’était horrible je sentais le sang couler à flot, son odeur répugnante me parvenir et la souffrance que je ressentais à ce moment-là n’aurait pas pu être décrit par de simples mots.
     Je tentais de la regardais en grimaçant. Mon genou était en lambeau, déchiquetés de toutes parts et en sang. Une vague de panique me submergea et je m’y noyai.
    Il se pencha me saisis par le haut de ma robe marine et me leva avec une violence extrême au-dessus du sol. Le choc se répercuta dans ma jambes mutilée et à l’arrière de mon cran. Je hurlais une nouvelle fois en proie à la douleur. L’homme sourit, de ses sourires qui contiennent un bout de l’enfer qui sont signe de mort.


    -Alors princesse ça fait mal ? Ne t’inquiète pas on n’est pas prêt d’en avoir fini, on va bien s’amuser.


    Impossible de paraître impassible et de retenir mes larmes.
    La terreur, partout en moi.
    Son pied percuta mon ventre et en même temps il me lâcha et j’échouais dans la neige en une volée de liquide rouge. Je ne pouvais plus bouger…J’avais mal, tellement mal.
    Ma main explosa, le sang gicla la douleur fut instantanée et il rigola.


    -Comme tu résiste bien j’te fais une fleur ma p’tite !!! Je te laisse dire un dernier mot !


    Le sang chaud et métallique coulait à travers mes lèvres gercées.


    -Enfoiré…
    Une colère sourde monta en moi et les deux promesses que j’ai faites me revinrent me donnant une légère force. Je réussis à articuler quelques mots :


    -Je vais vive, et tu sais pour quoi… ? J’ai des choses à faire et je ne peux pas mourir avant…


    Il rigola, c’était un son immonde…


    -Essaye mon ange !


    Pourquoi tous les tueurs se ressemblaient-ils autant ?


    Il fit un pas vers moi et au moment où il allait me toucher de l’eau venue de nulle part m’entoura. Elle bougeait avec une violence et une force telle que comme le membre de Same retrouva une main ensanglantée à l’endroit où il avait touchait cette barrière imparable.
     L’eau grondait, menaçante.
     Ces traits se déformèrent sous la colère et il hurla de rage. Ma barrière explosa en un gerbement d’eau. Mais elle se reconstitua bien vite.
    J’étais tellement soulagé par son apparition et tellement déconcerté qu’une larme coula sur ma joue.


  • Commentaires

    1
    Mercredi 11 Juin 2014 à 17:58

    Oh vite la suiiiite c'est trooop bien!! ♥

    2
    Mercredi 11 Juin 2014 à 20:54

    Ok je vais essayer d'écrire beaucoup ses deux semaines parce qu'après je pars!!! Merci!!!*-*

    3
    Mercredi 11 Juin 2014 à 20:56

    De rien! tu pars ou?

    4
    Mercredi 11 Juin 2014 à 21:19

    A Londre!!!*-*

    5
    Mercredi 11 Juin 2014 à 22:22

    oh la chance! Avec ton collège ou avec ta famille?

    6
    Mercredi 11 Juin 2014 à 22:29

    Mon collège, on va a deux, trois ou quatre dans des familles!!!^^

    7
    Jeudi 12 Juin 2014 à 09:45

    Ah d'accord ^^

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