• Chapitre 11:

    ___________

    Je sentais une voix lointaine m’appeler comme un murmure caressant. Je sentais des mains chaudes me secouer le bras. J’aurais aimé ouvrir les yeux pour voir qui m’attendait et le rassurer mais j’ignorais où se trouvait mes paupières.


    Comme pour répondre à mon souhait je sentis ces mains me lâcher et une des deux parcourir doucement, du bout des doigts mon visage réveillant peu à peu mes membres ensommeillés. Puis elle toucha délicatement mes paupière et quand la pression partie je pus enfin tenter de les ouvrir.


    -Elle se réveille !!!


    Un cri euphorique et enfantin, si familier…


    Aisu ?


    La lumière m’aveugla alors que j’ouvrais les volets de mes yeux. Et entouré d’un halo de soleil pur scintillant. Ses cheveux argentés entouré son beau visage au trais inquiets.


    Son visage… Une coupure barrait sa joue rose. J’eus envies de sauter de mon lit et quand j’essayais de me relevais ses mains fermes mais douces sur ma poitrine et sur ma tête m’en empêchèrent et elle me souffla doucement :


    -Tu es encore trop fragile…


    Pour quoi ? Que c’était-il passait ? Il y avait juste quelque heures je mettais endormis en passant au tournoi qui se déroulerait aujourd’hui même alors pour quoi ma sœur si existée à cette idée ne voulait pas me laisser me relever ?  Et pour quoi était-elle soudain si douce ? Je ne trouvais qu’une réponse à mes questions : Il s’était passé quelque chose d’extrêmement grave… Cette pensée fit naître en moi une énorme angoisse incontrôlable.


    Je tentais de parler mais elle plaqua un doigt sur… mes lèvres…endolories… comme si elles avaient étaient attaquées des heures et des heures durant par un froid mordant. Mais ce n’étais pas le cas… Elle laissa échappé un chut faible mais long et dans ses yeux argentés je vis l’inquiétude.


    Il m’était arrivé quelque chose ?


    Puis soudain je ressentis un léger picotement dans mon genou et en un geste instinctif je le remontais pour me gratter. C’était alors qu’une souffrance insupportable me le prit puis elle parcourut tout mon corps en un piquotement insupportable pour aboutir à l’arrière de mon crâne, dans ma main et dans mon ventre.

    Un hurlement de douleur m’échappa, ne pouvant plus le contenir avec ce corps qui était devenu une torture constante. J’avais les yeux plissais et des larmes qui m’étais insupportable devant Aisu glissèrent sur mes joues. Je m’attendais avec une énorme frayeur, malgré la souffrance à ce qu’elle le prenne mal, très mal.


    Mais il n’en fut rien.


    Elle plaça ses deux mes sur mes joues inondées et le tourna vers le sien puis planta ses yeux dans les miens.


    Je me forçai à les ouvrir. Et elle me regarda, elle aussi les larmes aux yeux. Cette vision me fit bien plus mal que l’état actuel de mon corps, qui suscitait d’ailleurs un océan de questions de mon esprit perdu.
    Aisu ouvrit la bouche et au moment où je sentais qu’elle allait parlait et que son souffle effleuré mon visage j’entendis le porte s’ouvrir brusquement et ma sœur se redressa en un sursaut. Je ne pouvais pas voir qui venait mais dès que j’entendis son insupportable voix je la reconnue.


    -Elle est revenue, elle est saine et sauve et prête à t’aider.


    Comme d’habitude Shiny avait une voix lasse et détachée. Ma sœur cria de joie les larmes aux yeux et se jeta dans les bras de Shiny qui venait d’apparaître au bord de mon lit. Mon lit ? Mais ce n’était ma chambre ! Je ne reconnaissais pas les grande baies vitrées ni l’écran suspendu en face de moi, encore moins les murs et le sol presque aussi pâle que la neige.


    La neige l’élément de maman, alors pourquoi son évocation me répugne t’elle autant ?


    Nomi, avec ses épaisses ondulations blondes et ses yeux bleus-verts, cachés par des Rebane,  rendus admiratif et soumis par la présence d’Aisu.


    En la voyant ma sœur quitta les bras de sa meilleur amie et ceux jeta dans ceux de la petite blonde. Le visage de celle-ci rougie d’une façon quasi impossible. Ma jumelle la serra de toutes ses forces et je me sentis heureuse pour la fane-girl d’Aisu qui avait dû en rêver des millions de fois.


    -Merci Shiny, si tu arrives à la guérir je te serrais éternellement reconnaissent…


    S’en fut trop pour la blonde qui tomba dans les vapes. Et pour moi qui la douleur et les questions continuaient d’affluer toujours plus fortes et nombreuse. Les Ténèbres m’enlevèrent encore une fois…mais pour quoi encore une fois ?

    -Allait Mizu !!! Mizuuuuuuuuuuuu !!!!! Hurla ma sœur.


    J’ouvris un œil puis l’autre. Je me frottais les yeux, incertaine que ce que je voyais était bien réel. Mais pourtant ma sœur était là, au-dessus de moi, le visage marqué par l’inquiétude et le soulagement, émotions que je croyais incompatibles et pourtant…

    Et à son côté se tenait Shiny et Nomi. Je ne comprenais pas pour quoi cette fois si ma sœur n’avait pas honte de moi, j’étais perdu. Ma sœur se jeta sur moi et me serra fort contre elle, geste qu’elle n’avait pas fait depuis une éternité et qui me surprit au plus haut point, surtout qu’elle venait de la faire devant ses amies.

    J’étais allongé et la tête de ma sœur était nichée dans mon coup que je sentais devenir humide.


    Elle pleurait ?


    Je commençais à m’inquiéter, à me demander si je lui avais fait du mal…


    Des sanglots exagérément brillants me parvinrent et secouèrent mon corps répondant à mes interrogations.
    Elle pleurait, sur mon épaule, comme pour y trouver du réconfort…

    Je ne pouvais pas comprendre, pourquoi tant d’affection, là, maintenant ? Pour quoi n’avait-elle plus honte de moi ?

    Des questions, des questions et encore des questions… Mais était-ce si grave ? Pour quoi ne pouvais-je pas savourer ses bras autour de moi et son amour soudain ? Pour quoi se sentiment grave persistait en moi ? Pour quoi mon cœur saignais t’il sans raison ? Pour quoi avais-je si peur sans personne qui ne m’effraye ?


    Je décidais finalement de ravaler se sentiment imminent de danger et de serrer ma Aisu contre moi comme je ne l’avais pas fait depuis ce qui me semblais des siècles. Un vague de chaleur oubliée m’envahit et le doux son de ses pleurs exagérés me bercèrent doucement, comme une ancienne berceuse familière.


    Je me fus soudain frapper par le souvenir de la douleur que j’avais éprouvé il y avait…un instant ? Quelques heures ? Quelles que jour ?  Je ne savais pas, mais elle avait disparue, dieux seul savait où. Mais si je venais de les quitter alors je ne connaissais qu’une personne qui aurait pu me soigner si vite et si bien.

    Je levais les yeux vers la  mignonne petite binoclarde en uniforme à motif écossés typiquement japonais qui nous regardait, ou plutôt qui regardait ma sœur avec admiration, les mains reliées devant elle et les joues légèrement rosies. Nos regards se croisèrent et je l’interrogeai muettement. Elle hocha la tête puis me fit un sourire éclatant.


    Ceci n’échappa pas à Shinny qui prit une moue dégoûtée et qui commença à se dirigeait vers la sortie. Nomi baissa la tête les joues pourpre, honteuse.


    La brune se retourna légèrement et je lui lançais un regard froid tout en serrant légèrement Aisu plus  fort contre moi. Elle me répondit avec un haussement de sourcil et avec un air supérieur qui m’énerva légèrement sans que je ne le laisse paraître.


    Le bruit de sa meilleure amie quittant la pièce fit remuer ma sœur. Puis, non sans me rendre triste, elle s’écarta brusquement et alla se jeter sur cette fille. Je me redressais à fin de mieux les voir.


    -Ah non !!! Toi tu restes là !!! S’écria-t-elle le visage rougit par la colère et les joues gonflée.


    Elle lui saisit les bras et plongea le gris de ses yeux dans le noisette de ceux de son amie qui fit gonfler un bulle de chewing-gum.


    - Pour quoi pars-tu !!! Tu sais bien qui faut que on demande à Mizu si elle aussi en a vu un et si c’est lui qui lui a fait ça !!! Car si c’est le cas il le regretta.


    La détermination et la rage dans les yeux d’Aisu me fit peur et en même temps me rendit si heureuse mais comme d’habitude je ne dis rien et resta impassible, surement un mauvais réflexe que j’avais pris au fur et à mesure que cette année était passée. Mais je devais avouer que sa phrase me laissa perplexe car je ne voyais absolument pas de quoi ma sœur parlait, mais ses paroles réveillèrent en moi le sentiment de danger.


    -Et puis tu sais très bien que je ne veux plus jamais perdre quelqu’un de ma famille !!! Enchaîner-elle.


    Elle eut pour toute réponse un regard ennuyé et une explosion de bulle rose.


    Une explosion.


     La frayeur et la tristesse gagnèrent en centième de secondes à stade bien trop haut pour être contenues. Un hurlement m’échappa faisant sursauter toutes les trois personne présente dans la petite pièce lumineuse.

    Mais elle n’existait plus.

    Seule restait la terreur, le noir taché de pourpre qui remplissait mes yeux, la senteur acre et équerrant du sang frais, la sourdine que produisait des explosions désordonnées mais puissante et affreusement proche, ainsi qu’un souvenir de douleur si vif que c’était comme si je le revivais, là à cet instant précis.


    -Mizu aller revient !!!


    Un appelle lointain presque inexistant.


    Un touché deviné.


    Une main chaude dans cet océan de froid.


    Une lumière au milieu de ces montagnes d’ombre.


    Je tends la main et nageais vers elle comme happée.

    Au moment où je la touchais tout le monde qui m’avais entouré éclata en un million de fragment dévoilant le monde que je venais de quitter et deux visages inquiet.


    J’étais toujours assise sur ce lit et la blonde me tenait une main l’argentée l’autre. La main que tenait Nomi était plus chaude et plus réconfortante et un sentiment de bien-être inexplicable s’en échappait.


    Je suffoquais pendant encore un bon moment, sous les mots réconfortants de ma sœur qui semvblait bien soulagée, et quand enfin je retrouvais mon souffle et pus me calmer deux interrogations me vinrent, bien autre que où avait disparu Shinny : Comment Nomi qui pouvait soignait les blessures avait-elle peut me sortir de cette état de torpeur ? Et qu’était-il ?


    Ma sœur aillant comprit mes interrogation regarda Nomi et lui fit un signe de tête léger faisant valser quelques ’un de ses magnifiques cheveux argentés. Celle-ci devint rouge pivoine et baissa la tête lorgnant ses chaussures.


    -Visiblement un événement t’a énormément perturbé à que une toute petite chose qui te le rappelle, aussi insignifiante soit-t ‘elle, t’y a replongé… Et c’est là que j’intervins. Tu sais déjà que je peux soigner le corps, et bien depuis peut j’arrive aussi à soigner l’esprit…


    Je ne comprenais pas et comme le disait il n’y a pas longtemps Nomi j’étais stupéfié, déjà quel arrive quelque chose d’aussi exceptionnelle et rare mais aussi car je n’avais aucun souvenir d’un événement aussi marquant qui soit suffisamment ressente pour ne me frapper que maintenant, d’ailleurs j’ignorais qu’une telle chose était possible…


    Aisu tapota la tête de celle qui l’idolâtrait, comme une mère satisfaite de son enfant, Nomi rougit encore plus violement les yeux pleins de bonheur.


    -Merci…murmurais-je la voix complètement changée et tremblante, ce qui nous surprit toutes les trois.


    4 commentaires
  • Chapitre 12:

     _____

    Comme c’était étrange de ne pas comprendre pourquoi notre propre cœur souffre ni pourquoi notre ventre se tord. Comme j’aurais aimé pouvoir connaitre la raison pour laquelle j’avais si mal…
    J’aurais aimé au moins savoir si c’était de la tristesse, de la culpabilité, du manque ou de la honte… Mais rien.
    Je ne savais absolument rien.


    Je me retrouvais ici, là, maintenant sans savoir pour quelles raisons, ni ce qu’il m’arrivait. Je ne comprenais pas le cri de détresse de mon âme ni l’impression d’incertitude et de danger qui me berçais.


    Je m’étais endormis dans mon lit, comme tous les soirs un nerveuse à cause de l’épreuve et un peu tristounette comme toujours, c’était vrai, et je m’étais réveillé à l’infirmerie du chalet, ou on devait tous se retrouver après la première épreuve, que je ne me souvenais pas avoir faite, le corps en miette et en proie à mille et une souffrance atroce, ma sœur et Nomi penchée au-dessus de moi et Shiny qui attendait, lassée et ennuyée, adossée à un mur d’une blancheur immaculée.


    A vrai dire je savais à peu près ce qui c’était passé...

    Aisu venait d’achever de ma raconter le récit d’une journée dont je ne me souvenais absolument rien et j’étais complètement perdu…

    Mais le plus étrange devait être les sentiments qui s’éveillaient en moi quand elle me conter notre histoire.


    Elle me disait que le matin j’étais partis voir une Tenioenai et qu’elle m’avait attendue devant la forêt Kuro. Je me sentais triste au début puis, je me rappelais une brève seconde de peur extrême, de la surprise, du dégoût et de la terreur, puis de la haine pure, qui dévore le cœur, une comme je n’en avais jamais ressentie, mais elle était tintée d’un sentiment indéfinissable et légèrement familier, pas pour autant faible et commun. Au contraire.


    Puis quand elle m’a dit que je ne l’avais pas attendus pour partir car probablement je ne l’avais pas vue, à ce moment-là elle rangea une mèche derrière son visage devenu rouge et m’annonça que c’était sûrement car elle c’était un peu éloigné de la forêt pour pouvoir se coiffer de fleur dans le but de plaire à Raimu je me sentis prise au piège et j’avais envie de fuir…


    Elle m’explique qu’elle n’avait rien trouvé et que grace à Fukuro elle a réussi à revenir sur ces pats. Là elle vue que je n’étais toujours pas là et qu’elle commença à paniquer quand soudain Raimu surgit en trombe des broussailles et qu’il la percuta, et la fit tomber dans l’herbe mouillé à cause de la pluie. Il lui donna donc sa chemise pour cacher son T-shirt blanc devenu transparent. Quand elle m’avait dit ça son visage c’était tinté d’un rouge adorable, elle avait baissé les yeux et c’était légèrement trémoussée.


    Puis elle m’explique le principe de l’épreuve et Nomi la compléta en disant que Zora et moi étions les dernières à partir.
    Zora…


    Pourquoi n’était t’elle pas venu me voir ?!
    Je commencer à paniquer. Je voulus bondir du lit pour aller la retrouver, savoir si elle allait bien… Mais Aisu me bloqua facilement d’un bras, le regard compatissant.


    - Laisses-moi partir !!! Hurlais-je en me débâtant du mieux que je pus.
    Aisu soupira et me laissa partir comme je venais de lui demander. Sans attendre plus d’expliquassions je me levais en trombe et courut jusqu’à la porte, mes pieds nues frôlant à peine le parquet froid, ma chemise de nuit blanche m’empêchais de faire des foulées aussi longes que je l’aurais voulus mais ça ne m’arrêta pas. Mon cœur battait vite et fort, plein de terreur et d’apparentions.


    J’ouvris brusquement la porte et voulus continuer de courir, complètement essoufflée, mais je me heurtai violement contre quelque chose.  


    Ou plutôt contre quelqu’un…


    J’étais contre un torse puissant. Il dégagé une agréable odeur de menthe. C’était une odeur qui m’étais, sans que je ne sache pourquoi, étrangement familière. Là, contre cette personne non-identifiée je me sentais bien et en même temps pas à ma place… Et j’étais un peu honteuse.

    Ce que bien sûre je ne voulais pas laisser paraître. Je respirais, je mis mon masque, ravala ma gêne et leva la tête, légèrement curieuse et craintive de voir qui se tenait contre moi, mais par-dessus tout j’étais pressé de planter là cette personne et d’écouter mon envies irrépressible de retrouver Zora où qu’elle soit !


    Lentement je relevais les yeux, et bien vite je croisais deux magnifiques émeraudes aussi froides que la glace. Je ne mis même pas une seconde à les reconnaître, de tels yeux ne pouvaient appartenir qu’à une et unique personne : Akumu.


    Il me toisa un moment et je fus comme pétrifiée et je ne pus même pas respirer. Je ne omprenais pas vraiment pour quoi mais ses yeux me fasinait, ils semblaient aussi profonds et vaste qu’un océan, et surtout on dit que les yeux sont les portes de l’âme, et je me demandais bien ce que pouvais cacher la sienne.  Il déclara enfin, brisant le silence :


    - Où vas-tu.


    Ca ne sonnait pas comme une question, il parlait toujours avec le même ton froid qui lui était caractéristique.


    -Je pars retrouver Zora, lui répondis-je directement  en tentant d’être aussi froide que lui, ce qui je le savais étais impossible.


    -Sais-tu au moins où elle est.


    -Non… répondis-je à contrecœur.


    -Sais-tu au moins ce qui s’est passé, continua t’il.

     

    -Non…marchais-je avec toujours autant de mal.


    -Alors je vais te le dire
    .

     

    Je sentais son regard brulant sur moi, ça faisait déjà un moment que je n’avais plus réussis à le soutenir… Mais enfin j’allais savoir ce qui était arrivé à Zora… J’avais peur, peur qu’on me la prenne. Car elle était ce qui m’aidait à tenir dans ce monde, qui m’aidait à supporter le rejet de ma sœur, la perte de ma mère, le regard malsain des personnes connaissant l’histoire.


    -Arrête !!!! Ne fais pas ça !!! Elle n’est pas prête àl’entendre!!!Hurla quelqu’un.


    Alors que je me tournais, stupéfaite et le cœur encore plus plein de questions, pour apercevoir ma sœur courir vers nous, le visage emplit de colère, Akumu ne silla pas un instant et garda son regard vert dardait sur moi. Mais je savais bien que pour lui, ce que je voyais était une évidence.


    -Un assassin du gang Same est venu pour chaqu’un d’entre nous. C’est lui qui t’as blessé. Si Zora  n’est pas rentrer à l’heure qui est, c’est qu’elle est morte.


    Non…
    Zora ne peut pas être morte, elle ne peut pas m’abandonner !! On s’est promi !!! Impossible non...

    Mon masque éclata sous le déluge de mes larmes brulantes.

    -Tu mens !!!


    Je sentis des bras m’entourer par l’arrière. Je les repoussais immédiatement.


    Une chose m’oppcédais voir Zora.
    Ma sœur gémit, Akumu posa ses mains sur mes épaules, geste qui dans une autre situation m’aurais fait sauter au plafond de surprise. Mais je me contentais de glisser littéralement entre ses doigts. Et je me retrouvais tout simplement derrière lui, dans le couloir aux murs jaunâtre.


    A l’unisson nous nous tournions l’un vers l’autre. Dans ses yeux vers luisait une tristesse infinie, telle que je n’en avais jamais vue. Et je ne savais pas trop pourquoi mais ce spectacle me sera le cœur. C’était comme si Akumu était quelqu’un d’important pour moi… Il entrouvrit ses lèvres pâles et quelques mots un sortirent :


    -Vas-y alors, retrouves la. Mais si tu meurs ne viens pas te plaindre.
    J’hochais la tête.


    Ma sœur voulu s’approcher de moi, mais Akumu sortit une de ses mains des poches et lui barra le chemin. Elle baissa la tête, quelques secondes passèrent, elle la releva. Et alors que je m’attendais à ce que son visage reflète la haine, il me montra la compréhension.


    - Trouves-la ! Mais si tu meurs je te tues !!!!


    Une douce chaleur pénétra la couche d’angoisse et atteignit mon cœur. Je souris. Je me retourais. Mais une voix me retint encore une fois.


    -Tu sais… Raimu et partit trouver la personne qui a tenté de me tuer…

    Tu sais il… m’a pris ce que je voulais donner à Raimu…
    Ses yeux s’emplirent de larmes et sa voix se brisa.


    -Je voulais le tuer…j’ai réussis à prendre le dessus mais… je n’ai pas pu…


    Son visage était déconfit et elle baissait les yeux honteuse.
    Une colère bouillante monta en moi quand je compris de quoi elle parlait. Et je me promis que quand j’aurais retrouvé Zora, je rejoindrais Raimu et si il ne c’était pas charger de ce sal type je le ferais… Mais je m’inquiêtais aussi pour Aka-kun, mon ami souriant, il en fallait pour l’énerver, mais une fois qu’il l’était plus rien ne pouvait l’arrêter.


    Je me jeter dans ses bras, elle pleura dans les mien. Le bras d’Akumu était toujours coincé entre nous, mais c’était étrange, c’était comme si il était à sa place, comme si il devait être avec nous.


    Au moment où je voulus partir, Aisu me retint encore une fois.
    Je n’avais pas vue le regard émeraude d’Akumu ce teinter de pourpre…


    -Où est ton oiseau ?

    -Mon quoi ? Répliquais-je déboussolé.


    Elle soupira.


    -Je vois, lui aussi tu l’as oublié…


    Elle s’avança vers moi. Et posa la ma contre ma poitrine. Elle se mit à luire dévoilant malgré le tissu un dessin étrange. C’était chaud… J’étais étonnée, mais pas  le moins du monde effrayée…


    Un magnifique oiseau orangé apparut devant mes yeux ébahit.


    -Il te guidera… Maintenant vient, tu ne peux pas aller sur Eien habillé comme ça…déclara t’elle en lorgnant ma chemise de nuit.


    14 commentaires
  • Chapitre:13

    ____

    Je courais derrière mon oiseau sans savoir où j’allais. J’étais bien emmitouflé dans un grand manteau noir, des gants  et des bottes rembourrées me tenaient chaud et la température qui chutait ne m’arrêta pas.


    Le paysage composé d’arbre me semblait si familier et pourtant c’était bien la première fois que je le voyais….
    On s’enfonçait dans une forêt brumeuse et cette fois l’impression de familiarité disparut. L’angoisse et la peur montaient en moi un peu plus chaque seconde…


    Ca faisait un très long moment que je courais, tout mon corps implorait un peu de fraicheur, sauf mon visage qui lui gelait. Puis soudain une couleur qui n’avait absolument rien à faire dans cet endroit attira mon  regard. Du pourpre…


    Les paroles d’Aisu me revinrent, des paroles qui m’ont étaient dit juste avant que je ne parte.


    -Tu sais… Elle est la seule à ne pas être revenu, mais beaucoup pu était blessé, certain n’ont pas pu battre celui qui a voulu les tuer. Comme tu dois t’en douter, Akumu, Raimu et Bunshi les ont écrasés sans la moindre égratignure. Nomi après avoir subi de dangereuse blessure est parvenu à s’enfuir.  Bosu l’a battu assez facilement mais n’en est pas sorti indemne. Sukoru et Shinny se sont fait battre, mais heureusement ils étaient tous deux à la fin de leur parcours et on a pu les retrouver. Suru quant à elle fut la première à revenir et personne ne l’a vue depuis. Tu sais déjà pour et Zora, il ne reste plus que toi et bien…

    Elle s’arrêta un instant releva les yeux…

    - On t’a trouvé flottant dans la rivière où nous puisons l’eau près de cet abris, tu étais blessé mais on t’avait soigné, tu étais enroulée dans un sorte de couverture, tu portes à croire que quelqu’un inconnu à l’établissement t’ai secourus. Et pour le fait que tu ne sois pas morte de froid dans l’eau, tu t’en doutes surement, tes pouvoirs en sont la cause…


    Pourquoi… Si ma Zora était revenue blessée, on aurait pu penser que c’était un avertissement ou juste un geste pour nous montrer leurs présences… Mais là…


    Et ce sang par terre est-il le sien ? Est-ce que je la reverrais un jour ?
    Je me laissais tomber dans la neige et je ne retins pas les larmes qui affluèrent. L’avenir me fait si peur… Je ne voulais pas perdre Zora…
    La neige imprégna le pantalon que j’avais revêtu. Je tremblais, pas de froid mais bien de peur…


    Mais soudain des bruits de pas me sortir de cette torpeur. Je levais un visage impassible, m’arma de courage, me releva précipitamment et scruta les broussailles. Sentant que j’étais aux aguets Hinode (Aisu m’avait appris le nom que je lui avais donné avant de perdre la mémoire) cessa de voler et se posa sur mon épaule.


    De la neige tomba des hautes branches d’un pin comme une pluie d’étoiles et dévoilèrent la personne que je ne m’attendais pas du tout à trouver ici : Suru.


    Elle me fit un signe de tête comme pour me saluer. Je ne parvins pas à lui répondre tant j’étais surprise.


    -Alors comme ça Zora n’est pas revenue, je suis désolé, dit ’elle sans trahir le moindre sentiment.


    Comme à son habitude elle tortillait sa mèche brune entre ses doigts fins, tandis que  ses magnifiques yeux roses me fixaient
    .

    Je préférais garder le silence peut convainque par ce qu’elle dit et surtout intriguée par son apparition mystère. Mais à l’intérieur je brûlais d’envie de m’enfuir et de la planter là, mais peut-être que la mystérieuse et étrange Suru pourrait me conduire à prêt de ma meilleur amie… Un infime espoir monta en moi, même si je ne préférais pas trop espéré.


    Elle sépara les quelque mètres qui nous séparaient de sorte que un tendant la main je puisse la toucher.


    -J’y pense, ça fait un moment que tu n’as pas mangé, elle fouilla dans son sac en peau tannée qu’elle portait en bandoulière et en sortit une parfaite pomme pourpre, me la tendis, puis elle enchaîna, tiens, mange.


    -Qu’est que c’est ? Demandais-je craintive.


    -Le fruit du souvenir, ton premier cadeau du futur.


    C’était étrange mais ses paroles insensées me paraissaient familières et j’avais envie de lui faire confiance et après tout n’avait ’elle pas dit le fruit de la mémoire ? Chose que j’avais perdue. Je tendis la main et déclara :


    -Merci.


    Je me saisis du fruit. Je pouvais le sentir tiède malgré mes gants, je le scrutais et le tournais  dans mes mains méfiantes.


    -C’est dommage qu’ils aie stoppé la compétions, non.


    -Non…


    Je me décidai enfin, porta le fruit à mes lèvres, son touché était si doux… Son parfum délicieux et envoutant réveilla ma faim et me rappela que je n’avais rien avalé depuis… Un moment…


    Je croquais un bout et le jus doux et sucré se rependit dans ma bouche. En quelle que  secondes je finis le fruit. Et je fus comme foudroyée. Ca ne faisait pas mal pourtant… Un flot de souvenir monta en moi et je revis ma rencontre avec Suru dans ces même bois, rien de plus, rien de moins…


    La voix toujours aussi neutre de Suru résonna, lointaine :


    -Bien, tu es fin prête pour recevoir le deuxième cadeau du future.
    Elle me prit la main, approcha la sienne libre et m’y mit un petit objet froid et rond. Elle s’écarta légèrement et je baissais le regard pour voir ce qu’elle m’avait donné. Ce n’était autre qu’une magnifique boussole en ce qui me semblait être de l’hêtre.


    -Elle t’indique la direction à suivre pour trouver ce que tu désires le plus, utilise là avec sagesse. Et n’oublies jamais ta dette envers le futur Mizu Yuki.


    Et elle disparut entre les branchages sans plus de cérémonie.


    Je portais ma main contenant la boussole et je la portais à mon cœur. Je fermais les yeux. Je veux retrouver Zora…


    Quand on y pensait si le clan Same avait peut passer la barrière c’est que quelqu’un les avait aidé et qu’un traitre était parmi nous. Ca signifie que nous ne serons à l’abri nulle part, que nous serons traqué comme des bêtes jusqu’à ce qui ne reste plus de nous que des cadavres sangilonnants.

    Ils prendront plaisir à nous torturer et prendront ce qu’ils sont venu chercher mais ne laisseront aucune vie derrière eux. Mais nous ne sommes pas assez forts pour les combattre sans les Tenioenai et les professeurs qui les supervisent.


    Une bourrasque gelée vint s’infiltrer dans mes cheveux.
    Je me demandais ce qui était advenue de la personne que j’ai combattue, mais visiblement je ne faisais pas le poids. Mais pour l’instant je devais par-dessus tout retrouver Zora avant qu’elle ne souffre…Ou pire…


    J’ouvris les yeux, ouvrit ma main devant ces derniers et regarda la petite flèche rouge qui tournoya alors que je me fixais mentalement l’image de ma meilleure, souriante, ses boucles rousses s’envolant au grès du vent.


    Après quelque tour elle s’arrêta brusquement et montra la direction opposée  de celle où j’étais tourné.


    Il n’y avait pas de chemin tracé entre les arbres et le brouillard ne semblait pas vouloir partir. Mais qu’importe à présent chaque seconde comptais. Sans plus attendre je courus en suivant les instructions de la boussole, mon fidèle Hinode volant derrière moi.


    Je me raccrochais au stupide espoir que si la boussole pouvait m’indiquer Zora c’était qu’elle était encore en vie et qu’il n’était pas encore trop tard.

    Voilà c'est un peut court mais, j’espère que ça vous plaira, j'ai remarquer que de moins en moins de gens lisaient cette fic et je comprends parfaitement que ça puisse ne peut intéresser alors si vous ne voulez pas la lire dites le moi!!!^^


    votre commentaire
  • Chapitre 14:

    _____

     

    La chute fut courte et l’arriver douloureuse. Peut-être même aurait-elle pu mettre fatale si le sol  n’avait pas était recouvert d’un matelas de paille. Il faisait noir, la fissure du sol s’était refermée. Hinode n’était pas avec moi, tout ce qu’il me restait était une boussole, prétendu cadeau du  « futur » qui m’avait choisi pour faire je ne savais trop quoi… Cadeau qui m'était complétement inutile vue que je ne pouvait le voir.


    Il faisait moins froid qu’au dehors et ce n’était pas pour me gêner. Mais quelle importance après tout…Je ne retrouverais jamais Zora... Mon cœur me faisait si mal là, maintenant....


    Puis soudain le chant de l’eau me parvint et ma gorge s’assécha. J’avais un drôle de sentiment de déjà vue au première instant mais bien vite l’envie d’étancher ma soif prit le dessus sur tout le reste, stoppant le cour de mes penser et masquant les douleurs de mon corps et les tourments de mon âmes.


    Sans réfléchir je me dirigeais habilement au milieu du dédale d’étroits couloirs. Le chant de l’eau était de plus en fort. Je m’approchais.
    Je crus entrevoir un rayon de lune fantomatique qui aurait dû m’angoisser en temps normal, mais là je continuais à avancer sans chercher plus loin. A chaque pas que je faisais ma soif s’accentuais, ma gorge brûlait à chaque fois un peu plus.


    Qu’importe que ce fut un endroit sinistre et noir, qu’importe les gouttes qui roulaient sur la paroi et   qui allaient s’écraser sur le sol. Et cette force invisible qui pousser à aller boire me semblait, sans que je ne puisse expliquer pour que familière.


    Les seul bruits qui résonnaient encore dans l’étroit tunnel où je me trouvé, étaient ma difficile respiration et le claquement de mes pat sur la pierre humide et glissante.


    Une sorte de voile atténuait mes sens j’étais dans une sorte d’état second où même la pensée ne m’était pas permis.


    Je finis par arriver dans une immense jonction de tunnel, barré par un ruisseau, avec une immense ouverture dans le haut plafond. La lune ronde et haute dans le ciel sombre offrait un éclairage fantomatique à l’embouchure. Sur les bords protégés des intempéries il y avait un ameublement modeste, un foyer, une table sans pied coller contre la paroi, devant elle deux coussins en guise de chaise et enfin deux couchette dont une occupé. Une tête rousse en dépassé.


    Ce fut comme un choque pour moi, il fut tel que le voile fut comme désintégré, je redevins moi et ma soif disparue.
    Mon cœur battait à tout rompre alors que j’imaginais les deux possibilités.


     La vie.

    La mort.


    Je ressentie une douleur aux poumons et comprit que j’avais cessé de respirer. J’ouvris grand ma bouche et reprit de l’air en haletant. Je réussis enfin à bouger. Je me ruais vers cette simple paillasse.
    Une fois que je fus au bord je me laissais tomber les mains tremblantes, le cœur plein d’espoir et de terreur, un affrontement plus que douloureux.


    Le sol était gelé sous mes genoux découvert. Dans d’autres circonstances je me serais étonné, j’aurais cherché une solution et j’aurais sûrement trouvé une réponse plus que convaincante, mais à quoi celle-là m’aurait servi.


    Boum.
    Boum.


    Mon cœur bat si fort et si vite que j’ai peur qu’il ne s’envole.
    Je tendis la main.


    Cinque centimètre.


    Quatre centimètre.


    Trois centimètre.


    Deux centimètre.


    Rien que ça me séparait d’elle. Je marquais une hésitation avant d’effleurer ses cheveux. Hésitation que je regrettais amèrement quand la lame d’un sabre combla le vide entre elle et moi. Le métal froid dégagé un aura maléfique qui ne me disait rien de bon, mais par-dessus tout mon cœur bouillait de rage à cause de cette interruption. Si elle ne s’était pas produite…


    Je levais un regard froid, le posa sur la lame, le remonta jusqu’à un manche fermement tenue par une main puissante, puis il finit par se poser sur le visage d’un tout juste homme de quelques années de plus que moi. Ses grandes yeux violets étaient magnifique ressortaient bien derrière un fin rideau de cheveux à la couleur des blés. Son visage était souriant, et cette expression sillait bien avec ses lèvres charnues et faisait apparaître deux fossettes très agréable au regard. Il était bien battit, musclé à souhait, d’ailleurs le manque de haut n’était pas déplaisant et le deuxième sabre à sa ceinture lui donnait cet air dangereux qui plait tant aux filles.


    -On peut savoir ce que tu viens faire ici ? Il s’arrêta, parut réfléchir puis sont expression changea et on put distinguer facilement la haine qui débordait de lui.


    Son sourire à présent malsain fit naître en moi un frisson d’effroi.


    -C’est  Shoyū qui t’envoies ! Je te préviens tu ne trouveras rien ici ! Cracha-t-il


    Shoyū.


    Ce nom… Je m’en rappelais. Et en un éclair le passé envahi mes yeux.


    -Mizu ? Mizu c’est toi ?!


    La voix de ma mère résonna. Elle renforça encore la joie qui imprégnait mon cœur. Je gloussais et hurlais du bas de l’escalier :


    -Oui c’est moi !!! Et je reviens avec un cadeau !!!


    Je trépignais sur place, je crois que jamais je n’avais étais prise d’une telle euphorie. J’étais si fière de mon coup. Je refermais la porte d’entrée derrière nous et glissa ma petite main  pâle dans sa grande et puissante main. Il me sourire, je lui rendis un rire complice et plongea mon regard dans ses yeux bleus grisâtre qui me semblait si familier.


    -Bon alors nous pouvons manger, installe toi ma puce ! Me dit ma mère depuis l’étage.


    -J’ai une surprise pour toi maman !!! Répondis-je en riant. Dépêche-toi de venir.


    Je l’entendis venir et quand enfin elle apparue tout d’abord elle était souriante et toujours aussi belle. Pour une fois elle avait lâcher ses magnifiques cheveux blonds très pâles et ses yeux bleus riait. Ca faisait un moment que je ne l’avais pas vue si heureuse. Mais quand elle porta son regard sur l’homme à côté de moi elle sembla terroriser et lâcha son éternel verre d’eau qui éclata en un million de petites particules en un gisement d’eau.


    Je laissais échapper un cri étranglé lorsque la femme que j’aimais tant murmura encore tremblante :


    -Shoyū…


    Ma sœur que je venais de remarqué attrapa le bras de celle qui nous avait mis au monde et gémis les yeux déjà humides :


    -Maman …. ?


    Celle-ci sembla reprendre ses esprits et hurla :


    -Mizu ! Aisu ! On va faire le vrai cette fois !


    Le vrai… Je ne comprends pas, ça veut dire qu’il est une menace. Mon cœur battait si vite j’avais si peur… Je risquais un regard vers cet homme qui m’avait abordé, il y a un moment, à la fin des cours et que j’avais appris à connaître, à aimer…


    Il était en train de s’étrangler dans un rire silencieux digne du diable en personne.
    J’étais bien trop abasourdit pour faire quoi que ce soit.


    -MIZU !!!!!!! Hurla ma sœur.

    -Ohé réveille-toi !


    Je cligné des yeux le souvenir s’estompa et je rendis compte que j’étais allongé sur une des couchettes que j’avais remarqué, face à la pleine lune. Dès que je repris mes esprits je m’assis avec précipitation et repoussa la couverture qui me recouvrait.


    La lune était encore haute et l’air nocturne vint picoter les endroits où ma peau était mise à nue. Une légère brise agréablement froide vint caresser ma joue, me calmant un petit peu.


    -Enfin !


    Le garçon… Il ria.


    -J’en conclut que tu n’aimes pas trop Shoyū ! Déclara t’il d’un ton à la fois joviale mais attentif.


    Sa main derrière sa tête il ria encore. A l’énonciation de ce nom j’éclatais en sanglot. Il sembla paniquer et déclara 
    :

    -Mais non pleures pas !!!


    Je ne l’écoutais pas, je ne pouvais plus…


    -Hé regarde je suis drôle non ?!


    Il portait un slip sur la tête et s’agitait bizarrement, ce qui n’eut aucun effet sur moi. Il ne se découragea pas et enfonça un biberon, sortit de nulle part, dans ma bouche.


    -Mais tu vas arrêter de pleurer oui !


    Je l’éjectais  immédiatement, mon cœur en miette ne pouvant supporter ces singeries. J’avais mal, la culpabilité que je tentais d’ensevelir à chaque instant de ma misérable vie depuis se jours-là, ne voulais pas se taire. Et comme pour en rajouter mes anciennes cicatrices se ré-ouvraient doucement en un flot de souvenirs douloureux, accompagné pour mon immense inquiétude pour Zora, tout cela me paralysait, et me faisait si mal…


    Plic. Plac. Ploc.


    Des larmes chaudes tombèrent sur les pierres froides
    .

     

    -Mais c’est pas vrai ça ! Cria t’il visiblement furieux.


    Il me prit par les épaules, ses grandes mains le couvrant complètement et malgré les couches de tissue qui nous séparées je ressentie sa chaleur, ce qui m’intrigua mais bien vite des souvenirs poussèrent cette intrigue dans un coin de ma tête. L’homme aux sabres me secoua violemment tout en me criant toutes sortes de choses pour que mes larmes ne coulent plus, mais il n’obtient que l’effet inverse.  


    -Hummmmmmmm… Jikan ? Que ce passe t’il ?


    A l’unisson nous nous tournâmes vers la deuxième paillas, où une rousse nous fixait avec ses yeux verts endormis.


    13 commentaires
  • Une chose râpeuse et humide sur ma joue me réveilla. Une douleur au ventre commença à se faire sentir. Elle devient de plus en plus forte. Concentrant en un point la quasi-totalité de mes sensations. Un point exclusivement de douleur.
    Où-suis-je ?
    La chose fit plusieurs allers-retours, mais je n’avais toujours pas la force d’ouvrir les yeux. Je me sentais vider de la moindre passerelle de force.
    Je sentais mon front perler de sueur. La brise qui venait de m’effleuré me gela le sang. Déjà pas très chaud elle faisait mauvais mélange avec mes habits et mes cheveux trempés.
    Puis enfin je sentis quelque chose de froid pointu et au moment où la peau fut entaillée et que je sentis le sang se rependre doucement sur ma joue j’entendis quelqu’un hurler.
    -J‘vais te faire au barbeuc’ sal cabot !
    Passer de peur à surprise ne réussissait pas à mon cœur qui faisait des bonds inquiétant dans ma cage thoracique.
    Cette voix je la connais. Un nom s’imposa à moi… Un visage… Des tonnes de souvenirs…
    J’entendis une sorte de grésillement, un jappement, puis des pas de course, quatre pattes, il me semblait…
    J’entendis quelqu’un courir vers moi et je sus que c’était lui, mais je ne réussis pas à esquisser le moindre mouvement malgré tous mes efforts. Le point de douleur s’emblait absorbé mes force comme un trou noir en plein espace.
    Je le sentis s’agenouiller, puis jurer :
    -Putain, fait chier ! Mais qu’est-ce que tu fous là !
    Je voulus parler mais ma bouche même refusa de s’ouvrir. Je sentis un doigt s’enfoncer dans ma joue. Il était chaud… Chaud comme les flammes léchant et creusant le cœur de la terre.
    -T’es morte ?
    Sa vois semblait plus inquiète.
    -Dis t’es pas morte hein ?!
    Puis il rigola. Un rire légèrement hystérique. Il commença à me secouer en m’appelant. Ca faisait mal horriblement mal, j’aurais voulus hurler, faire quelque chose pour hotter les dizaines de lames qui semblaient s’être loger dans mon ventre. La douleur se propageait comme une trainée de poudre, malheureusement pour moi…
    Puis il me reposa à terre, doucement cette fois. Et avant que je comprenne ce qu’il se passait il se retrouvait la tête sur ma poitrine.
    J’aurais voulus crié, me débattre. Mais je ne pouvais rien, faire… rien… J’étais totalement impuissante et la sensation de malaise ne fit que grandir en moi. J’avais honte, peur, mal, mais surtout j’étais furieuse. Mon cœur. Je n’entendais plus que ses battements, horriblement forts.
    Sa tête était si chaude. Chaude comme les flammes endormies au cœur des volcans.
    Je sentis son souffle brulant sur mon corps quand il parla :
    -Ben voilà, t’es pas morte alors arrête de char’ ! Il marqua une pause. Bon si tu ne veux pas te réveiller il ne me reste plus qu’une solution.
    Je sentis la pression disparaitre, ce qui me soulagea. Mais ce n’était que pour un cour instant…
    Puis soudain il y eut comme un déclic et je retrouvais le fonctionnement de mes paupières, mais au moment où j’ouvrais mes yeux, ses lèvres effleurèrent les miennes…

    Une force soudaine me vient et je me dégager brusquement, l’envoyant roulait. Quoi que il se soit laissé aller et n’était pas plus dure à renverser qu’un bout de boit…
    Il se mit à rire aux l’éclat. Un rire chaleureux et familier.
    Toute en me redressant difficilement je rassemblais mes dernières forces et tout mon courage pour lui demander le plus froidement possible :
    -Pour quoi à tu fais ça.
    -Pour te réveiller mon enfant, répondit ’il tout aussi froidement.
    Une seconde.
    Deux secondes.
    Trois secondes.
    Il éclata à nouveau de rire.  Il se roula par terre hilare.
    Mon masque ce décomposa devant tous ses rires.
    -Si… tu… voyais …ta tête !!!!
    Parvint ’il a articulé entre deux rires. Je ne pus me retenir, depuis toujours son rire avait toujours sus me contaminer. En n’importe quelles circonstances…
    Le rire qui s’échappa de ma gorge fut tout d’abord hésitant, puis constatant le bien que ça me faisait je continuais à gorge déployer.
    Ca me faisait affreusement mal au ventre, mais je ne savais trop pourquoi mon cœur était bien plus douloureux que lui, alors je continuais, encore et encore.
    Enfin jusqu’à ce que… 
    Aisu…
    La mémoire revient me voir comme la mer qui c’était au paravent reculée.
    Elle l’aimait, et moi je n’ai pas réagi quand il m’a embrassé… Je sais que ça ne signifiait rien, mais comme j’ai pus faire ça ?
    Zora…
    Je ris alors que je ne sais pas où elle est ni avec qui…
    -Ca va Yuki-chan ?
    Il s’était arrêter de rire et me regardait intensément.
    Mon cœur à mal, je les ai trahis, mille lames me dévoraient. Mon cœur, mon corps, comment savoir lequel souffrait le plus ?
    -Hé Yuki !
    Une larme coula de mes yeux grands ouverts ne regardant absolument rien. Pas plus la prairie verdoyante que le soleil au couleur rosée qui se levait paisiblement.
    Il pencha la tête sur le côté, hésitant. Mes lèvres tremblaient…
    En un instant il se pencha et ses lèvres effleurèrent les miennes à nouveau. C’était chaud, doux, mais surtout impossible et surprenant. Mon cœur fit des bonds extraordinaires et je sentis mes joues me bruler.
    Sa main était sur ma joue… Brulante.
    De ses doigts il effaçait doucement mes larmes.
    Puis  il pressa rageusement ses lèvres sur les miennes. Il força le passage de mes lèvres et nos langues se touchèrent.
    Je n’avais pas la force de le repousser, et curieusement l’envie n’y était pas non plus. J’étais tout simplement paralysé. Je brulais de honte et étais inondée de remords.
    Mais leurs visage m’apparut et je ne pus continuer, chaque seconde qui passait me déssimé doucement.
    Dans un excès de volonté je parvins à saisir un bout de ses lèvres et à le mordre de toutes mes forces. Un goût métallique envahit ma bouche alors qu’il se dégagea en gémissant.
    -Merde ! Mais pourquoi t’as faits ça ! Jurat ’il en passant une main sur ses lèvre et en regardant étonné la couleur rougeâtre de ses doigts.
    -C’est… à m-moi de te demander ça, hoquetais-je les larmes pleins le visage. Ne me dis pas que tu es bête au point de ne pas avoir remarqué comment ma sœur te regardait, Aka ! Et toi qui m’as ignoré presque une année pourquoi maintenant ? Pour quoi comme ça ?
    S’en était trop ! Je pars… J’ai encore la boussole, je pourrais retrouver Zora…
    Mais pour pouvoir partir il faut que je règle deux choses. L’une bien plus dure que l’autre. D’abord comment me débarrasser d’Aka ?
    -Désolé Mizu(C’était la première fois qu’il m’appelait pas mon prénom…) mais c’est toi, toi depuis toujours.
    Ses mots brulèrent mes oreilles et tous les chemins qu’ils firent pour atteindre mon cœur. Comme une trainée de lave incondesante.
    Au moment où je tentais de me relever en grimaçant, pour m’éloigner à tout prix, il se pencha, encadrant mon bassin de ses bras dénudés.
     Nous étions si proches que nos souffles se mêlaient, et je pus lire dans ses yeux noirs sa sérieusité et sa franchise. De drôles de papillons commencèrent une dance étange dans mon ventre, c’était doux et chaud. C’était si bond que mon ventre s’emblait ne plus me faire souffrir.
    Il fit glisser sa main jusqu’à la mienne, entremêlant nos doigts et brûlant les miens.
    Alors comme ça il m’aimait… Non je ne devais pas y penser… Plus le temps passait et plus de mal j’avais à soutenir son regard.
    -Raimu…soufflais-je.
    -Oui…
    Chaud.
    -J’ai mal…
    Il s’écarta vivement rompant à mon plus grand plaisir le lien et je pus respirer enfin.
    Froid.
    Sans son corps contre le mien il faisait si froid. Et pourtant le paysage enneigé n’était plus là.
    Son visage se tordait de rage alors qu’il remonté mes vêtement encore humide jusqu’à voir un plait rougeoyante qui malgré le temps passait dans l’eau n’avait pas encore arrêté de laisser passer du sang.
    -Quel est l’enfoiré qui t’a fait ça !
    Je secouais la tête en signe d’ignorance. Puis laissa tombait lourdement mon buste dans l’herbe tendre empreinte de rosée.




    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique