• Invaincible ou Immortels!

     Voici les deux fictions choisit par vous! J'espère qu'elles vous plaisent! En tout cas je fais tout pour, c'est vrai que je suis lente mais bon! Je choisirais la quelle je garde quand j'aurais cinq votes!
  •  Bon voilà le premier, je metterais l'autre quand je l'aurais finis.           

    Chapitre 1: Elena

    Je ne pouvais entendre que le bourdonnement de la cascade. Je contemplais mes vêtements d’étudiante qui trainaient dans l’herbe tendre. Une brise glaciale, mais toute à fait normale pour le mois de septembre,  me mordit la peau. Je claquais des dents. Mais mon esprit était déjà si loin que je ne le sentis pas. Je fis un plongeon gracieux dans l’eau froide et tumultueuse. Elle me glaça entièrement, mais j’aimais ça. Je me sentais bien, légère. La cascade approchait inexorablement, provoquant en moi un bonheur immense. Un rire cristallin m’échappa. Je me laissais allais dans les remous de la rivière. Et là le grand saut ! L’adrénaline m’envahit.  Et en quelles que merveilleuses secondes j’étais en bas. J’étais purifiée, prête à mettre pour la première fois la tenue de chasseuse. Mais je restais encore un moment pour nager, jamais je ne pourrais m’en lasser. Mais je dus me résoudre à sortir, dégoulinante, tremblante, gelée et les lèvres bleuies par le froid. Je m’enroulais dans une couverture que j’avais préparée. J’avais bien chaud, j’aurais pu rester comme ça, bien emmitouflée, pendant une éternité malheureusement, j’étais attendus à la salle du conseil pour savoir quel vampire je devrais tuer. J’étais très nerveuse, c’était la première fois que je l’étais. Moi qui étais si confiante. Je n’avais pas le choix, je ne pouvais pas échouer ! Si non on m’effacera la mémoire, mais le pire dans tout ça c’est que mes efforts seront vains. Toutes ses heures  passées à m’entrainer au tir à l’arc, à l’épée, au corps à corps et à bien d’autres choses encore n’auraient servi à rien. Ah, je me rappelais bien le jour où j’avais décidé de devenir la meilleure, j’avais huit ans, j’étais naïve, inconsciente  et je traversais la rue déserte en pleine nuit pour rentrer chez moi. J’étais à mi-chemin quand quatre hommes bourrés étaient venu à ma rencontre. Et au moment où un avait essayé de soulever ma jupe, un homme les a mis ko en moins de dix secondes, sans exagérer.  Puis il s’était approché de moi, il mit son visage dans mon cou, il resta insi un moment comme si il hésité, puis il m’attira tout contre lui et me chuchota à l’oreille d’une voix que je trouvais hypnotisante :
    -La prochaine fois fais attention.
    J’étais tellement sous le choc que je ne le vis pas partir. Je ne me rappelais plus de son visage, mais je me souvenais qu’il était de loin le plus bel homme que je n’avais jamais vue. Le lendemain je demandais à mon père de me montrer comme fabriquer un arc, quand il me questionna sur mes motivations, je le répondis que je voulais être la plus grande guerrière de toute l’histoire. Il m’apprit donc à faire des armes, à les utiliser. Tous les matins on courait de plus en plus longtemps, il me fit escalader beaucoup de tours toutes plus hautes les unes que les autres. Il m’apprit à manier toutes les armes, à faire du corps à corps et il m’enseigna également à chasser, j’étais très douée mais je ne parvenais pas à tuer un animal. Ma mère quant à elle m’apprit comment survivre seule dans la forêt et les choses plus intellectuelles qu’il fallait savoir. J’aimais ça, quand ma flèche se figeait exactement là où je le voulais, j’aimais être dehors, respiré l’air frais, j’aimais tout ce qu’ils me demandaient de faire. J’apprenais à être une chasseuse de vampire pendant que les autres enfants jouaient entre eux. Et quand à l’école on nous apprit à nous battre, j’étais le meilleure et de loin, tellement que on me transféra chez les quatorze ans alors que j’en avais dix. Et encore même les cinq meilleurs réunit ne pouvaient me vaincre. Tous mes professeurs disaient qu’il n’avait jamais vu ça et que je serais la meilleure sorcière de tous les temps. A mes douze ans mon père m’emmena dans la forêt. Il attacha solidement une corde à la cime d’un arbre puis il m’attacha au basin et me demanda de sauter. Je m’exécutais. Le sol se rapprochais à une vitesse fulgurante, le vent me fouettait, en moi s’éveillait une sensation nouvelle, la meilleure sensation au monde ! Et au moment où j’allais m’écraser contre le sol la corde me stoppa. Il m’emmena en refaire très souvent. J’étais agile, rapide, précise, forte et mon plus grand atout était que sous un vêtement on confondait mes muscle avec de la maigreur, je semblais frêle, je n’étais pas bien grande, j’étais belle et affichais des courbes harmonieuses. On ne se méfiait donc pas de moi et d’ailleurs ça m’amusait beaucoup. Il y avait de cela un an, des garçons on voulut profiter de moi et en moins d’une vingtaines de secondes ils étaient à terres et eux ils avaient des pouvoirs et avaient déjà tués des vampires puisqu’ils étaient là. Ce genre de choses m’arrivait très souvent. J’étais la machine à tuer dont la seule faille était qu’elle n’avait jamais hotté la vie. Un loup énorme se jeta sur moi me sortant de ma rêverie. Il approcha sa guelle de mon visage puis me lécha. J’éclatais de rire. Je le caressai affectueusement.
    -Loup, ah sa chatouille !
    Il me répondit par un coup de truffe dans la joue.
    -Oui je sais il faut que je me dépêche !
    Il me laissa m’assoir, pendant que je tressais mes longs cheveux noirs, je me reperdis dans mes pensées. Tous mes entrainements avaient un prix, la solitude, je n’avais aucun ami a par Loup que j’avais apprivoisé en le soignant alors qu’il avait était blessé par des chasseurs, depuis nous étions inséparable. Je poussais un soupir las. Je me levais et enfilais l’uniforme des sorcières. Je m’approchais de l’eau et observais mon reflet. Devant moi se tenait fièrement une jeune fille très belle, possédant un nez droit et fin, des grands yeux bruns en amandes entouré par de longs cils, une jolie fossette au menton, des lèvres rose pulpeuse et des traits délicats. Sa frange lui mangeait les yeux. Son haut sans manche et son short en cuirs noirs mettaient ses muscles en valeurs et moulaient ses formes, elle portait un gilet en peau. Des épaisses lamelles de cuirs brunes protégeaient ses avant-bras et ses mollés. Sa longue natte noir se balancée au gré du vent. Elle était d’une beauté irréelle, envoutante. Un sourire satisfait se dessina sur ses belles lèvres, découvrant des dents blanches bien alignées. Loup choisit se moment pour hurler. Il était majestueux, son pelage gris zébré semblait si doux que je devais me retenir d’y enfuir mon visage comme j’aimais tant le faire. Ses beaux yeux gris métalliques reflétaient une intelligence bien au-dessus de la norme. Et ses muscles se voyaient sans peine. Il était beaucoup plus grand et puissant que les loups normaux, je pouvais donc le monter, il allait bien plus vite qu’un cheval et était plus endurant. Le compagnon idéal pour une chasseuse de vampire, beaucoup me l’enviaient, mais ils s’en méfiaient au début. Maintenant ils étaient plus habitué , il faut dire qu’il me suivait par tout !  Je le fixais mi- amusais mi- excédais. Un loup qui me faisait la morale, à moi !? Il baissa les yeux honteux et rabattu ses oreilles , ce qui eut le don de me faire éclatait de rire.
    -Aller vient on y va !
     Je ramassais mes armes puis, montais sur  son dos et il m’emmena là où je devais aller, à la salle du conseil.
                                                                                          *
    -Tu m’attends à la sortie ?
    Il émit un gémissement pour me faire comprendre qu’il serait là. Je n’en avais pas doutée car même si je lui avais interdis de venir il serait là. J’observais le soleil orangé qui commencé à décliner. C’était bientôt l’heure. Dans quel que minutes la porte s’ouvrirait sur le plus vieux sorcier qui m’accompagnera jusqu’à la représentante du conseil, c’était elle qui allait questionner la boule de cristal pour savoir qui serait ma première victime. L’ancien bâtiment des destructeurs qui disait-on était un endroit où les enfants apprenaient leurs future métiers, un peu comme nous, sauf qu’ils avaient plusieurs voix possible, pas nous. Il était très vieux et rouillé, dès qu’on l’apercevait on craignait qu’il ne s’écroule. Mais il tenait bon, et cela depuis beaucoup d’années. La grande porte s’ouvrit en grinçant, le son me transperçait la tête. Le doyen à moitié sourd lui se portait bien. C’était la première fois que je le voyais. Mais il correspondait parfaitement à l’image que je m‘étais faite de lui grâce aux descriptions de mes parents. Il était vouté, ridé, c’est cheveux étaient long et de la couleur de la neige, tout comme sa barbe. Il avait des yeux gris presque irréels tellement ils étaient claires, mais ils reflétaient une grande sagesse et une bonté d’âme. Je m’inclinais telle un apprenti devait le faire devant un chasseur. Il parut mécontent de mon geste.
    -Tu es une sorcière à part entière à présent ! Tu es mon égal.
    -Mais je n’ai pas encore réussis le test ! J’avais faits attention de parler bien fort à fin qu’il n’y eu pas de confusion possible.
    -Regarde tes vêtements.
    Je voulus protester mais il me fit un signe pour m’ordonner le silence. Et bien sûr j’étais son égal ! Je ne disais rien, je n’aurais faits que me contredire. Je m’accrochais à son frêle bras, il me sourit et commença à marchait. Mon cœur aller trop vite, tellement qu’il ratait parfois un battement. J’avais envie de vomir et le mal de tête qu’avait provoqué l’ouverture de la porte ne m’avait pas quitté. A chaque pas la boule dans mon ventre grossissait. Autour de moi des rangers de sorciers qui chantaient. Et là tout au bout de l’allé qu’ils formaient, la boule et la sorcière représentante du conseil  qu’on dit aussi froide que la glace. Evangeline. A sa droite ma mère et à sa gauche mon père. Ils souriaient fières comme des paons. Rien que de les voir heureux de ce que je devenais suffit à faire disparaitre les doutes et l’angoisse. Je souris à mon tour à plaine dents, ravie d’être là, que tous ses gens qui on réussit à tuer un vampire soit là pour moi ! J’observais mieux Evangeline, ses cheveux bruns zébrés de gris étaient tirés en un chignon, ses yeux bleus me lançaient des éclairs Elle me détestait je ne saurais dire pour quoi, jamais nous nous étions rencontré, et pourtant sa haine était palpable. Elle frappa dans ses mains et le silence fut.
    -Elena, enfant de la terre, défenseuse des faibles, aujourd’hui pour nous prouver ta valeur la boule de cristal va te choisir un vampire que tu devras exécuter en moins d’un an. Si tu n’y parvins pas tu seras bannie et tu n’auras plus aucun souvenir. Acceptes tu de remplir cette mission, car rien ne te garantis la vie, il se pourrait aussi que le démon ai raisons de toi.
    Et là j’étais sensée réciter le texte qu’on m’avait appris par cœur. Mais je n’étais pas comme les autres…
    -Moi, Elena Caldine je ramènerais la bague Inochi de ce vampire comme preuve de sa mort, ou je mourais, je ne rentrerais pas les mains vides et si  je ne réussis pas à abattre ce monstre alors la mort s’empara de moi.
    Des cris outrés se firent entendre, Evangeline sembla dégoûtée puis un sourire mauvais apparut sur ses lèvres pincées. Je lui répondis en un défi du regard. Je ne saurais dire pour quoi mais ses yeux bleus glaçaient, semblaient me révéler son manque de cœur. Personne n’avait remarqué notre affrontement silencieux, ils étaient tous bien trop choqué par mes paroles. Une fille que j’avais battu à de nombreuse reprise, qui ne l’avait jamais accepté et qui était de quelques années mon ainée prit la parole :
    -C’est n’importe quoi, de quel droit cette petite effrontée se permet de changer nos traditions !
    Un murmure approbateur se répandit dans la foule. Quand je voulus me justifiais Evangeline me coupa. Ce qui ne m’étonna pas pour le moins du monde.
    -Et dis-moi Maria, où est-ce que cette règle est écrite ? Oh mais je suis bête il n’y a pas de règle.
    Son ton était toujours aussi froid cassant et moqueur. Maria rougie de honte. Je ne comptais pas me reposer sur Evangeline, ça non !
    -Je n’y peux rien si personne avant moi n’a eu le cran de s’exprimer avec ses propres mots, et si certain croient que c’est parce que je ne connais pas les paroles habituelles, ils se trompent, la preuve ! Moi Elana Caldin je tenterais de rapporter la bague Inochi du vampire que la boule va me désigner, en moins d’un an. Celle-ci sera la preuve de sa mort. Si j’échoue je serais soit tué par le démon soit  je perdrais la mémoire et habiterais parmi les humains. Je mis engage. Et voilà des mots qui ne veulent rien dire pour moi !
    -Bon tu as finis ? Dit-elle t’en tons égal mais ses yeux eux bouillonnaient, de quoi je ne pourrais certainement jamais y répondre. Bien, mon enfant pose ta main à plat sur la boule.
    Je fis ce qu’elle me dit, elle était froide mais dès que  toute ma main fut en contact avec elle, elle se réchauffa. Je ne cachais pas mon étonnement. Evangeline avait les yeux fermaient, son visage quant à lui était parfaitement détendu on aurait dit qu’elle était en transe.
    -Et maintenant laisse la regarder en toi, tes rêves, tes craintes, tes sentiments, tes souvenirs, laisses la tout savoir, tu sans son chemin en toi ?
    Oui, c’était comme des vagues qui allaient lécher toutes les parties de mon corps. Je ne réussis qu’à hocher la tête.
    -Elle inspecte toutes les cellules de ton être à la recherche te tes points faibles, de tes forces. A présent elle a fini et elle cherche quel vampire t’attribuer. Oui ça y est, elle me murmure son nom. Daniel.
    Elle ouvrit les yeux et regarda autour d’elle comme si elle venait de se réveiller. Mais ceci n’avait pas la moindre importance quand on savait qui était mon vampire. Daniel. Une légende vivante. Le plus vieux et donc le plus fort vampire restant. Tous les sorciers qui s’en étaient pris à lui étaient mort. On disait-même que certain ne s’étaient pas défendu, trop envouté par sa beauté. Chaque sorciers à sa naissance avaient une perle autour du cou, Daniel les gardaient comme trophées, il en avait disait-on les deux bras remplit.  Je ne voulais pas voire les visages en larmes de mes parents et le sourire malsains d’Evangeline quand elle apprendra qui je devais vaincre. Je  me tournais en directions de la deuxième porte rouillée. Les paroles des personnes présentes ici n’étaient pour moi que des bourdonnements. Devant la sortie, je me tournais vers l’assemblée et déclarais avec un sourire que j’espérais éblouissant :
    -A dans moins d’un an !
    Je voulais donner l’impression d’être sûre de moi, bien entendu ce n’était pas le cas. J’enclenchais le pognée, la porte s’ouvrit en grinçant. Je m’en allais vers un monde où mon avenir était incertain, mais où je pourrais faire ce que j’aimais. Et j’étais armée de magie à présent. Daniel n’a qu’à bien se tenir !      


    15 commentaires
  • Voilà, je l'ai enfin terminé, je le trouve nul, soyez honnête s'il vous plait!Il est trop nul! Mais l'idée est bonne c'est juste que je n'ai pas réussis à l'écrire...

    Chapitre 1: Au plus bas...

    « Chloé écoutes moi sans m’interrompre d’accord ?
    -Ok, dit ma meilleure amie intriguée.
    -Bon, aller, hum,  voilà tu disais que tu étais ma meilleure amie et du jour au lendemain tu sors dans une discussion : je n’ai pas de meilleure amie. Tu ne m’attends plus pour manger, tu n’enlèves pas tes écouteurs quand je te parle et tu es tout le temps avec Maya ! Tu sais pour tant que je la déteste et tu sais ce que elle m’a fait ! Tu sais comme ça a étais douloureux ! Mais tu t’en fiches complètement ! Je te déteste ! Et je veux savoir pour quoi de un tu n’as pas eu le courage de me le dire en face et deux pour quoi dès que j’ai une meilleure amie elle me laisse tomber, il doit bien y avoir une raison vue que ça m’est arrivé cinq fois depuis la sixième ! »
    Je reprends difficilement mon souffle. Je n’en reviens pas je lui ai tous déballé. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure dans l’attente d’une réponse qui ne vient pas. J’entends un grincement. La grille du collège. Je n’attends pas, j’avance et je rentre dans le bâtiment pour ma troisième année. Arrivé dans la cour je soupire, j’aurais aimé avoir le courage de lui faire face, mais je ne suis qu’une imbécile qui se laisse marcher dessus, qui dès qu’un garçon parle se met à stresser… Quand je dois passer devant la classe c’est l’horreur, je tremble, j’ai les mains moites, plus un mot ne peut sortir de ma bouche. Tellement que les profs me font passer à part. Et à cause de cette timidité maladive je ne pourrais jamais réaliser mon rêve. Jamais je ne serais comédienne. Je me rappelle quand j’étais petite je n’étais pas comme ça. Et pour ma première fête de l’école on avait fait une mini pièce de théâtre. J’avais le rôle principal, celui de Blanche-Neige. On avait adapté le compte en squetche. J’avais plein d’idées toutes plus bonne les unes que les autres. A la représentation tout le monde rigolait et moi j’étais aux anges, ce jour-là j’ai sus qu’elle était ma voix jusqu’à ce que…
    « Et oh tu rêves ?
    -Marie ! »
    Je saute dans ses bras et savoure le doux parfum de miel qu’ont ses cheveux . Marie je l’adore enfin comme tout le monde, elle est trop chou avec ses bonnes joues, son sourire joyeux, sa petite taille, ses grands yeux bruns pétillants de gentillesse et ses beaux cheveux roux et lisse. Elle est toujours là pour moi, toujours prête à m’aider, j’ai une confiance absolue en elle et surtout on a une passion commune, les chats. Je l’envie elle en a cinq tous petit, le plus grand a à peine un an beaucoup. Je m’écarte. Je l’entraine vers les listes.
    « Allez viens ! Je veux savoir en quelle classe je suis ! »
    Encore un faux sourire,une joie simulée, je me demande quand pour la dernière fois j’ai étais  réelement heureuse, purement et simplement. J’ai beau chercher je ne me rappelle pas…Entre mes parents, leur rabaissement, leur inattention, leur méchanceté, ma sœur à qui tout est donné tout réussit, mes soi-disant meilleure amie et Maya. Elle m’a détesté dès le début, elle me voit uniquement comme une intello, et dès que l’occasion de m’humilier se présente elle la saisie, je me rappelle la première fois ou elle a essayé…
    « Oh je suis en quatrième trois et toi ? »
    Je parcoure les listes des yeux mais rien, il ne reste plus qu’une liste. La quatrième trois. Je m’approche, je pars à la recherche d’un nom d’une amie. Non. Je. Suis. Avec. Maya. Il n’y a personne même pas quel qu’un que je n’apprécie un peu, pas une personne avec qui je pourrais tisser des liens, je suis seul. Mais où sont les têtes de classe ? Je reconnus, d’autre personne comme Lola et ses petits chiens, Maé et Charly ou encore des filles que je voyais de loin, mais à qui je n’ai aucune envie de parler, il y a aussi Camille, une amie obsédait de Maya. Du côté des garçons nous retrouvons Hugo le mec qui est sorti avec plus de la moitié des quatrièmes et bon voilà, les autres c’est des garçons… Oh tiens je n’avais pas vue il y a  Emma, la… hum, comment dire, …prostitué du collège ? Oui, bon on va dire ça comme ça. Je sens mes yeux piquer à l’approche de larmes de désespoir et de colère Mais je ne dois pas me laisser aller ! Pas devant tout le monde ! Je sers les poings, et dis à Marie d’un ton que je veux égale :
    « Je suis en quatre deux, bon je dois aller au petit coin »
    Mais ma gorge serrée avait trahit mon émotion. Elle me laissa comme-même partir, mais non sans avoir posé sur moi un regard désolé. Mes larmes coulent, je ne peux plus les retenir, ça fait trop longtemps qu’elles auraient dû être versées. Comme maigre protection, je baisse la tête, un rideau de cheveux dorés et légèrement fourchu me coupe du reste du monde. Je marche le plus rapidement possible vers la porte des toilettes, que j’ouvre brusquement. Je fonce vers une cabine, mais avant d’y être parvenus je me prends Maya de plein fouet. Je me retrouve sur elle et elle sur le carrelage crasseux, ses bouclettes brunes forment une auréole autour d’elle, ce qui rajoute encore à son extrême beauté, si cela est possible. Ses grands yeux verts amplis de haine sont braqués sur moi. Elle me tire vers elle, sa bouche n’est plus qu’à un centimètre de la mienne, son souffle se mêle au mien et je respire son allène à l’odeur de cerise. Je commence à paniquer et les battements de mon cœur se font pressants.
    « La petite Emy  est-elle enfin devenus une femme ? Oh non, c’est vrai elle les a eu le derniers jour de cinquième et elle pleurait parce que elle ne s’avait pas quoi faire ! Alors je pense que c’est parce que Thomas sort avec moi ? Oui, le Thomas que tu aimes depuis la sixième. Tu vois moi il m’a fallu moins de quinze minutes pour l’avoir, alors que toi…Oh ça y je sais, c’est parce que je t’ai piqué ta  meilleure amie, et si tu crois que c’est un hasard tu te trompes »
    Elle sort avec Thomas, mon Thomas…
    « Et tu sais, cette année on est dans la même classe, on pourra s’embrasser dès que on n’en aura envies. »
    J’aurais aimé stopper le temps, trouver une réplique qui lui clouerait le bec, mais ailasse c’est loin d’être mon fort.
    « Ecoutes, si ta vie se résume à voler les choses importantes pour moi, alors je te pleins. »
    Elle se tait un moment sidéré par la réplique que je venais de sortir, jamais je n’en  avais dit une si bonne, même après y avoir réfléchis des heures durant. A mon grand regret elle se reprend vite en main.
    « Oh, ne t’inquiètes pas pour moi, Thomas embrasse comme un dieu ! Et j’en ai de l’expérience ! A oui et ça c’est pour mes cheveux ! »
    Elle me sortit un faux sourire puis me donne une claque à m’en décrocher la mâchoire. La douleur était cependant médiocre comparé à celle de mon cœur en miettes. Elle me pousse violement. Je me heurte la tête contre le sol, ce qui provoque un bruit sourd et une douleur insupportable. Elle se lève, ses talons claquants au rythme rapide de sa démarche. Je me relève tant bien que mal, meurtrie. Je souffre, je souffre tellement, les dernières étincelles d’espoir qui m’animaient venaient de s’éteindre Je veux que tout s’arrête. Je rentre tangente dans une cabine exigüe. Un liquide au gout amère remonte en moi après que j’eus fermé la porte. Je mets mes cheveux derrière moi au dernier moment. Mon maigre déjeuné mélangé à de la bille se répandis dans l’eau des toilettes. Je prends en vitesse malgré mes mains tremblantes un swing-gomme à la menthe dans mon sac à carreaux écossés. Je repense à la conversation qui m’a mise dans cet état, toujours en pleurant. Chloé m’a trahi et elle lui a parlé de mes règles, elle est tarré ! Je pensé que on pouvait lui faire confiance, qu’elle était une personne honnête … Ma gorge se sert, mon cœur reçoit un énième coup de poignard. Si elle lui avait parlé de ça, il n’y a aucun doute qu’elle lui avait tout dit… La colère m’envahit, je la nourris en pensant à tout ce que Maya m’a fait. Elle devient immense incontrôlable, ravageuse, masquant ma mélancolie. Je sais par expérience que la colère laisse plaçe à une peine encore plus grande, mais j’en ai besoin, sinon je n’aurais pas la force de sortir de là. Je la sens me ronger, me donner un souffle nouveau. Elle va me le payer ! Je bouillonne intérieurement, j’imagine bien les flammes qui doivent danser dans mes yeux. Je tire le chasse et déverrouille la porte, puis je m’enfonce dans l’air frai et revigorant de l’automne. Je me dirige vers le mur, sous le préau, là où sont réunies mes amies et la petite…. Je lance avec un sourire jusqu’aux oreilles :
    « Bonjours tout le monde ! »
    Les filles que je n’avais pas encore vue ce matin me saluèrent, puis replongent dans leurs discutions. Maya semble surprise de ma venue et de mon humeur si joyeuse. Il est temps de mettre en marche le fasse numéro deux ! Je me tourne vers la personne à cause de qui je suis en pétard et lui lance un regard critique. Elle m’en rend un agacée, voyant que je ne m’arrête pas elle me crache :
    « Quoi encore ?!
    -Tu n’as pas oublié de mettre un bas se matin ? Dis-je en regardant la jupe rose fluo qui lui arrive au ras des fesses. Mon sourire était devenu haineux.
    -Tu me fais chier salle c**** !
    -Mais où sont passés tes belles répliques ? Dommage moi qui t’admirais tellement !
    -Ouais tu as raisons il y a de quoi !
    -Attends je réfléchis, je suis plus intelligente que toi, je ne suis pas une fille facile, quoi encore ? Je sais, je ne mari pas le rose et le vert fluo et je ne crois pas qu’en faisant rien j’aurais un avenir. »
    Ça ne me ressemblait pas, mais je n’étais plus moi, juste une âme égarée emplis de haine.
    « Tu t’y connais-toi en mode peut-être en mode !
    -Non mais je n’ai pas l’air d’un pot de peinture ambulant, et je parle aussi de ton visage.
    -Em ! Qu’est qui te prend ! »
    Marie tu es trop gentille… D’un ton égal je déclare :
    « Je dis juste ce que je pense.
    -Va-t’en Emy.
    -D’accord Chloé je m’en vais, comme ça je n’aurais plus à voir Maya. Je n’en pouvais plus !
    Je leurs lance un dernier regard dédaigneux et pars, laissant derrière moi Marie, Chloé, Maya mais aussi Clara mon amie d’enfance qui est un vrai petit génie, pas très gâté par la nature sur d’autres points mais personne n’est parfait et Amélie la sportif du groupe, il en fallait bien une. Et comme je m’y attendais, le regret et la tristesse d’avoir perdue mes amies, s’empare de moi. J’ai d’autres amies c’est vrai mais… Ma vue se brouille et je ne sais plus où mes pieds me mènent. Je me cogne à quel qu’un. Mais c’est une manie ou quoi ?! En même temps quand on est aussi débile que toi… ! On t’a sonné ! Je rêve, Je me bats avec moi-même ! Une main enlève la goutte qui perle à mon œil. Ça ne peut être…Je lève les yeux. Thomas. Il me dit d’une voix inquiète, qui a le don de me mettre en pétard !
    « Ça va ?
    -Oh c’est rien, hier je suis resté dans ma piscine très longtemps et le clore ça fait pleurer ! Miracle ! »
    J’ai articulé ses mots très longtemps comme si je parlé à un attardé.
    « Je veux juste t’aider !
    -Et pour quoi ça ?
    -Parce que je suis ton ami !
    -Si tu veux vraiment m’aider laisse-moi tranquille !
    -Je te garde une place en cour ? »
    J’ai le choix entre être assise à côté de la personne que j’aime ou être humilié publiquement. Vue mon caractère c’est vite choisi…
    « Si tu veux… »
    Je me dégage de son emprise, à ce moment-là la cloche sonne. Mais qu’elle idiote je ne sais même pas en quelle classe je suis ! Je me dirige vers les listes. Je regarde. La 115… La salle de Madame Legroin. Encore quel qu’un qui me déteste. Et oui sa voix morne et monotone a la particularité de m’ennuyer, je ne suis donc pas ses cours, je rêvasse. Bien sûr elle l’a remarqué, mais quand elle me pose des questions je sais toujours y répondre parce que je fais de la guitare  et j’apprends mes leçons à chaque fois. Elle attend donc avec une grande impatiente de pouvoir m’avoir. Si elle savait qu’il suffirait de de me faire chanter devant toute la classe pour que je me ramasse, de un il y a mon trac et de deux je n’ai pas une très belle voix et je ne peux pas aller dans les aigues. Je pousse un soupir exaspéré et me rends à pas lourds vers le deuxième étage et vers la torture de toute une  année. Tout en m’y rendant je me perds une réflexion plus que étrange : Je pense que si quel qu’un était dans ma tête il se dirait que nous sommes tous taré ! Et oui je ne dis pas de gros mots et les gens de mon année voir de mon collège sont stupides. Si je n’en dis plus c’est à cause d’une promesse faite à dieu, le jour précédent la rentrée je lui ai  assuré lord d’une prière que si je tombais amoureuse  dans les prochains jours, je serais irréprochable. Et mon souhait le plus cher fut exaucé alors que je dévalé à toute  vitesse l’escalier central, je m’étais trompé d’étage, ce qui n’était pas étonnant étant donné que je suis la plus grosse gourde de l’histoire. Je manquais la cinquième marche en partant du bas. Je fis un vol plané au-dessus des dernières marches et  tout me destinais à me manger le sol, et ça n’aurait pas était très jolie… Mais soudain un garçon s’interposa entre lui et moi. J’étais couché sur lui, rouge comme une tomate. J’avais étais envahis par une chaleur presque impèrsevable. Ma peau me piquait là où était la sienne. Je relevais la tête, pour savoir qui avait était là pour moi, mais aussi car j’avais reconnu les symptômes du béguin. Comme avoir des sentiments pour quel qu’un était mon rêve je m’étais renseignée. Que ma joie fut grande quand mes yeux en croisèrent des bleus profonds rayés par de longs cils blonds. Je détaillais les traits de son visage, un nez fin avec une petite bosse, de parfaits arcs de cercle en guise de sourcils et des lèvres que beaucoup auraient qualifié de trop grosses, mais pour moi elles étaient d’une beauté inégalable. Il grimasse   laissant apparaitre des dents blanches, un peu trop grandes et désordonnaient, dissimulé derrière un appareil semblable au mien. Je me rendis compte que je souriais et repris immédiatement une teinte presque impossible.
    « Je…euh…enfin…tu…çava ! »
    Je suis devant la porte, finis de rêver de Thomas… Je rentais dans cette pièce où j’ai passé des heures ennuyeuses à mourir. Mes yeux papillonnent, puis je les frotte mais rien y fait il y a toujours la même chose devant moi. Je ne dois pas pleurer…Thomas ?! Tu devais me garder une place ! Et tu vois là à côté de Maya qui te montre son décolleté ! Mon cœur…Une douleur sourde me traversa ce toute part. Stop ça suffit arrêtes de regarder, elle va croire qu’elle t’a atteint ! Ce qui est le cas… Trouve une autre table ! Aller ! Je fais le tour de la pièce d’un regard. Je me fige devant un siège inoccupé, à côté de celui-ci un garçon… Bon tant pis, on ne peut pas tout avoir… Il se retourne et j’aperçois ses yeux  de la couleur de l’émeraude…


    5 commentaires
  • Chapitre 2: Cameron

    Pourquoi mon cœur bas si vite ? Pourquoi je ne peux pas arrêter de fixer ses yeux ? Pourquoi ai-je l’impression d’avoir était foudroyée à l’instant où je l’ai vue ? Une main se pose sur mon épaule, rompant l’enchantement. Je fis volteface. Je croise des yeux bleus. Thomas. Viens-tu me narguer ?
    -Je suis désolé pour la place mais Maya a tellement insisté et…
    Je le coupe, je n’ai pas la moindre envie de parler d’elle surtout que là je veux voir la personne à qui appartiennent ces yeux…
    -Oh c’est rien ! Et puis c’est normal que ta petite amie veule passer du temps avec toi !
    Je lui souris style je suis très heureuse pour toi alors que c’est tout le contraire. Mon cœur se gonfle de jalousie mais j’essaye tant bien que mal de garder un air enjoué.
    -Ma petite amie ?
    -Non mais qu’est que c’est que ce bordel ! Il y en a encore un debout dans cinq secondes et c’est trois heures de colle ! Un, deux, trois quarte, cinq ! Maxime trois heures, apporte-moi ton carnet !
    Et ça commence ! Et après on se demande pourquoi je la déteste ! Mais j’y pense…là…en ce moment… je suis à côté de lui… Mon cœur se met battre tellement vite que personne n’aurait pu compter ses battements. Je tourne légèrement la tête, ce qui me suffit pour voir des cheveux noir brillants et à l’apparence soyeuse. Ils sont coupés à la Justine Biber, d’habitude je n’aimais pas mais là… Son nez droit est tout simplement parfait. Ses yeux à demis fermés sont cachés par de longs cils, sa bouche, pulpeuses, roses. Il a une jolie fossette au menton. Son visage mat ne comporte aucune imperfection. Sous sa chemise blanche un peu trop grande on devint facilement des muscles sahiants. On aurait dit un dieu ou en tout ça un personnage irréel. Il me regarde. Je m’empourpre, et détourne les yeux, mais pendant les quelques  dixièmes de seconde où ils se  sont croisés j’ai ressentis quelque chose de nouveau et de visiblement très puissant. Mes poils s’étaient irisés sur ma peau, mon cœur avait fait un bond et dans mon ventre une douce chaleur s’était dissipée. Et pendant ce lapse de temps j’ai été heureuse, tout simplement…
    -Bon cette année vous n’aurez pas le droit aux blablas habituels…
    Mais mon bel inconnu ne connait pas les règles, je la coupe en levant le doigt.
    -Mais madame, et pour les nouveaux élèves ?
    -Tu es nouvelle peut-être ?!
    -Non mais…
    - Alors tais-toi !
    -Je crois qu’elle essayait de m’aider madame.
    Il a parlé…Sa voix elle est magnifique, enchanteresse. Et c’était pour prendre ma défense ! D’un coup je devins légère comme si tous les malheurs me passaient au-dessus de la tête, sans m’atteindre.
    -Et alors il me semble que tu es assez grand pour parler tout seul !
    -Oui madame, mais peut-être pourrait-elle m’expliquer le fonctionnement du collège ?
    Mais pour quoi a-t-il demandé ça ? Il s’intéresse à moi ? Arrête de rêver, regarde-le ! Il est parfait, et je n’exagère pas ! Même ce mot est bien trop faible ! Maintenant regarde toi. Je me tourne vers la vitre ou apparu mon reflet, un peu effacé. Mais cheveux ondulés que je sais fourchus m’arrive au niveau de la poitrine, celle si n’est composé que de deux petites bosses. Mais yeux, un mélange de bleu, de vert, de gris au centre jaune, sont bien trop petits. Mon nez légèrement aquilin et ma bouche fade à en mourir ne font que compléter se tableau raté.
    -Oui soit ! Et maintenant ne perdons plus de temps avec des bêtises. Les seules personnes qui peuvent parler c’est madame je sais tout et le petit nouveau au moment où celui-ci aura des questions sur le fonctionnement du collège !   Bon passons, je vais faire passer des chansons que vous devrez apprendre par-cœur et pendant ce temps je vous distribuerais les emplois du temps et les uniformes.
    Des cris outrés se fient entendre. Qui aurait voulu portait un uniforme ? Personne à par moi…Hiii ! C’est trop bien j’ai toujours voulus porter un uniforme ! Jusqu’à ce qu’Hugo pose une question qui lui ressemble bien :
    - Elles auront des jupes les filles ?!
    -Bien sûr.
    -Non…
    J’avais murmuré ce mot. Je déteste mettre des jupes. Je trouve mes cuisses trop grosses. Beaucoup de filles me considèrent comme maigre, et c’est vrai que derrière un slime on s’y tromperait, mais alors avec une jupe…
    -Tu n’aimes pas les jupes ?
    -Je les déteste, je ne suis pas alaise dedans et…
    Je viens à peine de comprendre que c’est lui qui vient de me parler ! Je devins subitement rouge. Madame Legroin nous foudroie du regard. Il sort une pochette bleu de son sac, en sort une feuille sur laquelle il griffonne quelque chose puis il me la tend. Dessus il y avait une belle écriture penchée et liée. Je m’empresse de lire les quel que mots : 
    -Je vois et sinon tu aimes faire quoi, tu as une passion ?
    Il m’écrit… Pour quoi il m’écrit ?! Ah pour quoi j’écris mal !
    -Je…euh…enfaite j’aime faire…du…du théâtre…
    - Ça ne doit pas être facile pour toi. Enfin vue ton caractère. Tu en as déjà faits ? Parce qu’honnêtement je ne te vois pas en faire.
    -Je n’étais pas comme ça avant…
    -Et pour quoi l’ai tu maintenant ?
    Je ne sais trop pour quoi mais j’avais l’envie irrésistible de tout lui dire, à lui, à cette personne que je ne connais pas, mais pour qui je…enfin… je crois que je suis amoureuse… Mais pas comme je le suis pour Thomas, non cet amour-là est bien plus fort je le sens ! Mais je ne veux pas l’écrire je chuchote donc :
    -Et bien tout a commencé quand j’étais en CE1, une nouvelle est arrivée. Je ne sais pour quoi mais à peine m’a-t-elle vue qu’une haine immense envers moi grandit en elle. Et un jour de printemps où j’étais dans la cour je portais une jupe et elle l’a baissé devant tout le monde. Sur cette culotte il y avait les télétubises et tout le monde c’est moqué de moi et depuis ce jour je…
    Je plaque mes mains sur ma bouche, non mais qu’est que je viens de dire ! Il va me prendre pour la pire des idiotes ! J’ai mal au ventre, j’ai envies de vomir…
    -Thomas Maurise venais chercher vous affaires.
    Dès que on prononce son nom c’est plus fort que moi, je me sens concernée…Il se lève et va au bureau, il se saisit d’un paquet et d’une feuille. Les chansons nous parvinrent enfin. J’explique donc à mon voisin que il faudrait les apprendre par-cœur pour la prochaine fois. Contrairement à la réaction surprise et outré à laquelle je m’attendais il se contente d’hocher la tête comme si s’était normal. Aïe, je n’ai pas écouté ce que sont les choses que madame Legroin nous donne et après c’est à moi…
    -Il s’agit de l’uniforme et de l’emploi du temps.
    Comment avait-il fait ? On aurait dit qu’il lisait dans mes pensées Elle m’appelle et je me lève, va chercher mes affaires. Je retourne à ma place et Madame Legroin appelle un dénommé Cameron Picardo. Mon voisin se dirige vers le bureau.  
    Les deux heures passèrent à grande vitesse, je me découvrais plein de points commun avec Cam, notamment la lecture et la natation. Je découvris également qu’il était très drôle puis vient la sonnerie accompagnée d’une inquiétude crée par la solitude certaine des quinze minutes de pause. Je soupire. Il me regarde, je rougie. 
    -Tu n’es pas heureuse de pouvoir sortir d’ici ?
    -Non pas vraiment Cameron…
    -Tu peux m’appeler Cam tu sais.
    -Oui, pas vraiment Cam, on va devoir mettre les uniformes et je me suis disputé avec mes amies à cause de Maya…
    -Et tu as peur d’être seule. Je serais avec toi jusqu’à ce que tu n’en aies plus besoin. D’accord ?
    -Merci…
    Je suis importante pour lui ? J’aimerais tellement que ce soit vrai mais pour l’instant je me contente d’être à côté de lui et de sentir son parfum de cannelle. Nous arrivons dehors et sans un mot nous nous séparons. J’entre dans les toilettes puis je me change dans une cabine. Je sors. Il y a une glace au-dessus des lavabos. J’ai changé et ce n’était pas à cause de la veste verte et de la cravate rouge. Mes yeux brillent et semble être plus grands, le rouge qui m’était monté aux joues à cause de la peur me donne un air fragile et innocent. Le sourire qui vient de se dessiner sur mes lèvres m’embellie  beaucoup. Et puis le haut de l’uniforme ne me va pas si mal que ça. Je sors et va dans le hall d’entrée. Sur le panneau d’affichage il y a l’inscription pour le théâtre. Je saisis un stylo écrit le M de Meyer mais je ne peux écrire plus… Je serre les dents et une larme perle au coin de mon œil. Je sens des bras qui me tirent contre un buste. Je laisse échapper un hoquet de frayeur. Mais je me calme immédiatement quand je sens une douce chaleur se rependre en moi. Cameron. Il me sert tendrement contre lui et là la tête nichée dans son cou, le nez remplit de cannelle je me laisse aller et fais sortir la frustration qui m’habite depuis cinq ans. Puis je commence à me rendre compte que je suis en plein milieu du collège et que n’importe qui pourrait nous voir et je sais aussi que des rumeurs vont courir. Je le repousse violement les yeux toujours embués de larmes. J’imagine bien ce qu’on aurait pu croire en voyant cette scène.
    -Emy se tipe t’a fait du mal !?
    Thomas ! Mais on dirait que tu t’inquiètes…
    -Non j’étais triste et il a essayé de me consoler c’est tout…
    -Toi si tu t’approches encore une fois d’elle je… !
    Cam le coupe avec un sourire cruel plaque sur les lèvres. Ca me fit froid dans le dos.
    -On dirait que c’est ta petite amie, or ce n’est pas le ca. Et tu es jaloux parce que je l’ai pris dans les bras.
    -Ne dis pas n’importe quoi ! Thomas a une petite amie et je le connais assez pour savoir que ça signifie quelque chose pour lui.
    -Je n’ai pas de petite amie !
    -Et Maya tu l’appelle comment ! Elle m’a dit que vous vous êtes embrassé ce matin même !
    -Oh ça ce n’était qu’un pari idiot. J’aurais tellement préféré que ce soit toi !


    6 commentaires
  • Chapitre 3: Pour quoi?

    -J’ai parié avec Hugo et j’ai perdu mais depuis l’instant où tu m’es tombé dessus c’est comme ça je t’aime ! Et que ce tipe t’approche ça me rends malade ! Tu ne peux pas savoir comme je regrette de ne pas te l’avoir dit plus tôt !
    Je recule comme si il m’avait frappé. Tout mon joli monde nouvellement construit venait de s’écrouler. Et dire que s’il me l’avait dit deux heures plus tôt j’aurais été si heureuse…
    -Oh Thomas…
    -Je croix que vous avez des choses à vous dire. On se voit en classe.
    L’air détaché qu’il prit me brise, si seulement il y avait eu de la colère dans ses yeux… Oh le lâche il me laisse toute seule ! Il disparait de ma vue. Je me sens mal, j’ai les mains moites, la gorge nouée…
    -Je suis désolé mais…
    Je ne peux pas lui dire que je ne ressens rien sinon je lui mentirai et hors de question que je lui parle de mon amour pour Cam…
    -Tu as embrassé Maya ! Et puis je ne suis pas prête pour ça et… ! Je dois y aller à toute !
    Et à mon tour je sortis dehors. Et c’est seulement grâce à la mordure du froid que je me rappelle ma tune. Oh il fait beau mais je suis extrement  frileuse. Mes yeux se posèrent immédiatement sur lui, sans même que je le cherche. Mais il aurait sûrement mieux fallu que je ne le trouve pas. Me cœur se gonfle de jalousie. Il est entouré d’une vingtaine de filles de tout âge qui essaye de le charmer. C’était prévisible mais ce qui me fait le plus mal c’est le sourire amusé sur ses lèvres parfaites. Suis-je entrain de découvrir sa partie sombre ? Non je délire complètement… Ses yeux verts émeraude se posent moi et là il s’illumine d’un coup et se dirige vers moi. Mais ses traits devinrent inquiets. Oh non j’ai oublié de m’inscrire au théâtre ! Vite ça va bientôt sonner ! Je me détourne et cour jusqu’au panneau. J’entant des pas derrière moi, mais ils sont si rapides que ça en devient presque impossible… Cam surgi devant moi et me bloque le passage. Je laisse échapper un petit cri surprit. L’incompréhension me gagne, il était un dix mètres de moi ! Je sais que je ne vais pas très vite mais comme même !
    -Qu’est-ce qui ce passe ! Tu vas bien !
    -Oui j’ai seulement oublié de m’inscrire au théâtre et comme c’est que les quinze premiers qui sont prient…
    Je m’avance, pour moi la discussion est close. Mais visiblement ce n’est pas son ca, il me saisit le bras et m’attire contre lui. Je n’en peux plus… J’essaye en vain de le repousser, puis je commence à la taper faiblement puis avec plus de conviction, mais rien n’y fait il reste de marbre, je mords son épaule jusqu’à sentir un liquide chaud et poisseux se rependre dans ma boche. Le goût du sang me dégoute profondément, je l’ai mordu. Et la pour la énième fois aujourd’hui j’éclate en sanglot. Il fut déconcerté par ma réaction et moi je ne savais pas non plus pour quoi j’avais faits tout ça…
    -Que c’est-t ‘il passait ?! Tu lui as répondus quoi ?!
    -Je…je lui ai dit que je ne pouvais pas…
    Je le sens se décrisper. Il sent si bon, ses mains dans mon dos qui me sert, possessives. Le rythme de nos deux cœurs battant à l’unisson me ravie. La chaleur qu’il fait naître en moi me fascine et je l’aime tellement j’en veux plus… Mes lèvres deviennent brulantes. Il me murmure à l’oreille :
    -Je t’aime…
    Je m’envole. Les mots trouvent d’eux même leurs chemins.
    -Moi…
    Il pose une main chaude et douce sur mes lèvres grésée. Il me sourit visiblement amusé. Je suis si heureuse mais tellement troublée…
    -C’est mots sont trop important réfléchis s’y encore, tu n’es pas prête, après les avoir dit on ne peut pas faire marche-arrière.
    La colère et le soulagement  m’envahi brusquement. Il ne compte pas profiter de moi… Mais…
    - Comment oses-tu décider à ma place ! Et puis pour toi aussi c’est des mots importants !
    -Je t’expliquerais mais pas maintenant.
    -Mais… !
    -Tais-toi je te rappelle que tu dois encore t’inscrire au théâtre.
    Il se penche vers moi si prêt que mon nez efflore le sien, que nos souffles se mêlent et que ses cheveux me caressent le visage. Mon cœur bat si vite… Je brûle d’impatience. Il dévie sa trajectoire et vient embrasser mon front. Je suis d’abord étonné puis frustrée. Je laisse échapper un soupire de mécontentement. Un rire cristallin s’échappe de sa bouche. Il est encore plus beau quand il rit. Quant à moi je m’empourpre et me dépêche d’aller m’inscrire, les joues brulantes de honte. Puis il saisit à son tour le stylo en faisant bien attention attardé le contacte entre nos deux mains. La cloche sonne. Je suis encore bien trop gênée, je préfère monter seule mon beau Cam n’a pas encore finit d’écrire son nom. Et puis j’ai besoin de méditer à propos des événements étranges qui se sont produit comme sa rapidité, sa force et sa résistance et je ne peux pas réfléchir. Mais je l’ai mordu ! Mon dieu quelle débile  et je n’y suis pas allé de mains mortes, il doit avoir mal ! Je dois aller voir comment il va.
    -Je suis là.
    Je sursaute mais repense vite à mon objectif, j’aurais tout le temps de repenser à tout ça plus tard. Je soulève le col  de sa chemise. Que n’est pas ma surprise lorsque je ne découvre absolument rien…
    La journée passa, l’après-midi nous eûmes qu’anglais et on fut classé par ordre alphabétique. Dans la salle il n’y avait que des tables de trois. Et bien évidement Meyer est comprit entre Maurise et Picardo. En silence gêné s’installa même si Cameron n’en manqué pas une pour me toucher ou me parler en gros pour montrer à Thomas que je lui appartiens et je dois avouer que ce n’était pas si déplaisant. Je n’avais pas appelé mes parents car je savais bien qu’ils travaillaient et que soit je restais une heure en permanence soit je rentrais à pied chez moi. J’avais déjà essayé une fois en sixième et il faisait nuit quand je étais enfin arrivé à destination. Depuis je n’avais jamais réessayé. Et là tout de suite j’ai peur…
    -On rentre ensemble ?
    -Hein ?
    -Enfin si personne ne te cherche. Tu sais j’habitais dans cette ville il y a longtemps et je connais un chemin sympas  pour aller dans le village d’à côté qui est actuellement le mien et le tien si j’ai bien compris. Alors tu en dis quoi ?
    J’y ai bien réfléchis à midi et il n’y a qu’une explication possible… C’est un vampire. Il n’y a que ça qui puise expliquer sa blessure qui se guérit miraculeusement, sa force surnaturelle, j’avais beau essayer de toutes mes forces de me dégager il n’a pas bougé d’un pouce, sa vitesse, sa perfection et puis en anglais il était super bon… Mais s’il y a bien une chose que je ne sais pas c’est ce que j’en pense. J’ai toujours rêvé d’une vie où la magie serait présente, j’ai toujours dit ne pas comprendre les gens qui la repoussent dans les filmes ou dans les livres, mais tout est si différent maintenant que ça m’arrive. Tue-t-il des humains ? Ne suis-je qu’une proie parmi tant d’autre ? Quels moyens ai-je pour me défendre ? Quand il dit qu’il habitait ici il y a très longtemps il entend longtemps pour un humains ou pour un … Je ne parvins même pas à penser ce mot… Je devrais être morte de peur, mais non, je suis curieuse et je crois que je l’aime encore plus. Mais ce sera sans doute différent quand je connaitrais son régime alimentaire…
    -D’accord…
    -Il y a une boulangerie juste à côté et il parait qu’ils font de très bonnes choses…
    Une image noie sa si belle voix. Je le vois entrain de sucer tout le sang de la pauvre caissière, puis il me la tend et déclare d’un air amusé : tu en vue un goute ? Je secoue le tête puis crie comme un ictérique :
    -Non mais ça va pas !............Je……….j’ai pas d’argent…..
    Il me regarde comme on fixerait une bombe sur le point d’explosée, alors il a compris que je sais…

    Alors vous pensez qu'elle a résond? Que va t'il se passer et surtout vous préférez Cameron ou Thomas? Y aura t'il un triangla amoureux? En tout ca dans le prochain chapitre tous va vraiment commencer....


    4 commentaires

    Chapitre 4: Qui es-tu?

    Mon cœur bat à un rythme effréné, mes jambes tremblent, mes mains deviennent moites. Je baise les yeux attendant le châtiment. Mais rien ne vient à part un rire cristallin. Je regarde ébahie son corps secoué par des spasmes et son visage au si beaux trait s’embellir encore grâce à son sourire et à deux fossettes qui viennent de se former. Il essaye d’articuler entre deux rires :
    « -Tu es trop choux ! Mais je vais t’en prêter, évidement ! »
    Et c’est ça qu’il l’a mis dans un état pareil ! Mais au moins il ne soupçonne rien… Je passe de l’incompréhension au soulagement, ça doit se voir sur mon visage car les rires de Cameron qui n’avaient pas encore stoppé repartent de plus belle. Je souris, il est là, il est heureux et c’est tout ce que j’ai besoin. Malgré tout il y a quelque chose qui ne va pas… :
    « -Mais il est hors de question que tu me payes quoi que ce soit ! Proteste-je. »
    Il se calme et reprend son sérieux. Il semble contrarier, non indigné ! Mais quoi qu’il arrive je ne peux pas accepter ! Je n’aime pas profiter des gens… Je suis comme ça ! Et je ne peux vraiment pas ! Mais lui aussi semble déterminé… Il cri presque lorsqu’il me répond :
    « -Mais pour quelle sorte de goujat me prends-tu ! Je crois que je peux te payer une viennoiserie comme-même ! »
    Mais qui parle encore comme ça ?! Maintenant mes idées folles se clarifient et  je suis parcouru dans frisson. J’ai peur ? Oui, mais de quoi ? Du fait que celui que j’aime soit un vampire et qui peut me tuer n’importe quand ou que je risque de le perdre… Non plutôt mourir ! Je l’aime !  Je me mets à courir sans raison apparentes. J’arrive devant la petite boulangerie qui se situe en face de l’arrêt de bus. Je remplis non sans difficulté mes poumons d’air. J’ai froid. J’ai peur. Tant d’émotions et de questions tourbillonnent en moi que la seule chose dont je suis sûr maintenant c’est que je l’aime… Mais cette amour me fait peur, si je veux pouvoir le vivre je devrais devenir une buveuse de sang, moi Emy la petite végétarienne qui n’a jamais tué un seul insecte ! C’est impossible et je sais que plus je m’attacherai à lui plus je souffrirais… Un doux me frisson me parcourt, il est là. Je me tourne vers lui et je me noie dans le vert émeraude de ses yeux. J’entend des mots et je me recompte que c’est ma voix qui les prononce :
    -Ok j’accepte mais pas deux fois d’accord ? Je n’aime pas…
    -Une fois promis ! Et dis-moi dès que tu es troublé tu t’enfuis ? Me coup t’il.
    Je me mets à rougir très troublée par cette question. Mais que je peux être stupide ! Il me proposait de m’acheter un croissant, et moi je m’enfuie en courant ! Mais quelle idiote ! Il interrompe le cour de mes pensées :
    « -Tu sais je t’adore, ton aspect si fragile…
    -Je meurs de faim ! Mentis-je. »
    J’étais super gênée ! Et bien sûr je n’ai pas faim, j’ai l’estomac noué… Même si habituellement je mange tous le temps. Rien ne m’avait jamais coupé l’appétit…
    « -Allons manger alors Emy. »
    Il appuie bien sur toutes les lettres de mon prénom, me faisant frémir à chacune d’entre elles. Il entre dans la petite boutique, je le suivis. Il y régné une ambiance accueillante, est-ce grâce de la chaleur qu’il y règne où  encore grâce à la multitude de couleurs qui nous entoure, ou probablement à cause de la douce odeur de pâtisseries fraîche qui y flotte. Un mélange des trois sûrement. Cameron salue la caissière et lui demande deux beignets aux pommes et deux coca-chery avec un sourire charmeur et tout d’un coup j’eus un léger pincement au cœur que je reconnue immédiatement comme de la jalousie. Mais je deviens parano ou quoi ! Puis je repense à ce qu’a dit Cam. Je le regarde stupéfaite, dès que je le pouvais je mange ses deux choses ensembles, c’est un mélange étonnant mais que je trouve plus qu’excellant. Pendant qu’elle va chercher la commande de mon beau vampire celui-ci me fit un clin d’œil. Serais une coïncidence qu’il ait choisi mon « gouté » préféré ? Elle arrive, je la regarde plus attentivement et je constate qu’elle est jeune, et très jolie avec ses cheveux blonds très pales artificiellement bouclés et ses grands yeux bleus. Ses trait bien que banals sont harmonieux et plutôt agréable à regarder. Pendant que je rêvassais il avait payé et était déjà devant la porte automatique qui s’ouvre et se ferme dans l’attende de quel qu’un qui la passerait. Il est adossé au mûr et me regarde un air amusé sur le visage et la caissière elle éclate d’un rire grossier. Soudain je fus pris d’une envie violente de la frapper. Je rougis de honte et sortis à pas lourds sans croiser son regard. Il commence à rire lui aussi et ça y est je bouillonne et oui il ne m’en faut pas beaucoup ! J’entends sa marche, elle est si légère et je la sais si gracieuse qu’on pourrait dire féline. L’air frai s’engouffre dans mes cheveux emmêlés et oui il leurs suffit de quelque heures. Mon ventre grogne, c’est de la triche ! Pour quoi a-t-il fallut qu’il choisisse mon pêché minon !
    « -Tiens, j’adore manger un beignet aux pommes et tu m’avais dit ce matin que tu adore le coca chery alors je me suis dit pourquoi ne pas faire un mélange des deux ! Mais bon on va devoir manger en court de route si on veut un jour rentrer !
    -J’adore ce mélange, on dirait que tout ceci n’est pas une coïncidence…Marmonne-je.
    -C’est vrai ! Comme quoi le destin fait bien les choses ! Et dis-moi tu es née quand ?
    -Je suis née le trente et un décembre, pour quoi ? Demande-je intrigué, j’hésite un moment avant de lui retourner la question.........Et toi ?
    -Le premier janvier. Alors tu n’as qu’à prendre ce que je t’ai acheté pour un cadeau d’anniversaire en retard. »
    Attendez il y a que moi qui trouve ça louche ? Il est née le premier jour de l’année et moi le dernier, lui est moi avons pleins de points commun et encore plus frappant quel qu’un comme lui qui s’intéresse à une pauvre fille comme moi ? Mais j’y pense j’ai l’occasion de lui poser une question qui pourrait se révéler utile ! Je pris un air outré et déclare avec horreur :
    « -Mais alors tu es beaucoup trop vieux pour moi ! »
    Il me prit par les épaules et me regarde d’un air grave, puis il approche sa bouche de mon cou, elle l’effleure, créant ainsi une trainé brulante derrière elle. Ses lèvres s’entre ouvrent au niveau de mon artère, elles s’y attardent un moment puis remontent jusqu’à mon oreille. Je n’avais pas eus peur, non pas un seul instant. Cam y chuchote ces quels que mots :
    « -Tu n’as pas idée à quel point… »
    Il relâche son emprise me laissant complétement hébétée. Puis il sourit tout en avançant d’un pas sûr. Je me répète ses quel que mots en boucle essayant de comprendre leurs signification en vain…  Je l’imite. C’est plus fort que moi, je morts dans le beignet moelleux. La confiture se repend dans ma bouche pour mon plus grand plaisir. Je décapuchonne ma bouteille et avale une gorgé du liquide doux et piquant à la fois alors que je n’avais pas encore finis ma bouchée. Je me rends compte avec horreur que je ne l’ai pas remercié, ce que je fais immédiatement, mais bien sûr trop rapidement, mon mot ressemblait à brokis, un peu de coca dégouline le long de mon menton. Il l’enlève avec une main chaude. Je rougis sévèrement, je suis vraiment super gênée !
    « -Tu fais vraiment n’importe quoi, il essayait de prendre une voix sévère mais son expression trahie son amusement. Bon il ne faut pas que tu vois là où je t’emmène alors je vais te bander les yeux. Mais je me doute bien que tu risques de t’étaler par terre donc tu vas aller sur mon dos. »
    Je suis intrigué oui mais je n’ai pas peur ! J’hoche la tête. Je finis mon beignet et le coca puis il me bande les yeux puis il me hisse sur ses épaules. Je me demande comment il a fait avec son sac ! Je n’ai  pas pensé qu’on pourrait nous voir ! Mon père peut très bien passer d’un instant à l’autre ! Puis mes questions s’envolent et je me laisse bercer par l’odeur de cannelle qui dégage et les doux bruits d’un court d’eau et d’une forêt. Il marche vraiment très vite pour quelqu’un qui a cinquante kilos sur le dos !  Bon arrêtes de réfléchir, profites de ce moment magique, de la douce morsure de sa peau sur la tienne, de cette chaleur qui t’envahit et te rends heureuse ! Je reste comme ça pendant un moment qui m’a paru une éternité et en même temps qu’une poignée de secondes, puis il me descendit de mon petit nuage toute en douceur. Ses mains jouèrent un petit peu derrière ma tête, mon bandeau tomba enfin, mais il n’y eut pas de lumière qui m’aveugle. Je cligne des paupières. Et enfin j’arrive à distinguer mon environnement. Tout autour de moi des arbres gigantesques de toutes les sortes ! Leurs feuilles forment un toit à des dizaines de mètre au-dessus de nos têtes, mais un peu de lumière dorée arrive à filtrer à travers les branchages. Les points lumineux dansent autour de nous. Le chemin sur lequel nous sommes est sinueux et plein de racines et de cailloux. Je rigole, j’adore crapahuter en forêt même si celle-ci n’est pas ordinaire… Soudain un lapin passa devant nous à folle allure.
    «C’est magnifique ! M’exclame-je. Je n’ai jamais rien vue de telle !
    -Je savais que ça te plairais ! Aller, tu viens il faut que on arrive en haut le plus vite possible ! Mais j’y pense je connais en moyens ! »
    Il s’approche de moi tel un félin le ferait avec sa proie, puis il charge m’attrape et me hisse une nouvelle fois sur son dos, tout ceci avec une vitesse et une facilité déboussolant. Je proteste mais il fait la sourde oreille et fit une remarque qui m’intrigue :
    « Cramponnes toi bien ! »
    Et d’un coup la forêt devient floue, mes cheveux entrainés par le vent me fouettent le visage. J’ai la magnifique impression de voler ! J’ai une drôle de sensation de le ventre, l’adrénaline ? Alors que beaucoup aurait hurlé moi je me mets à rigoler ! Mais il s’arrête bien vite et je redescends de mon petit nuage à mon plus grand regret. Je pousse un soupir d’exaspération. Il éclate de rire. Un rie tellement chaleureux et communicatif que je m’y mets aussi. Il me descend et me tourne vers le vide. Je regarde ébahie presque une région entière, je vois la cathédrale de Strasbourg au lointain et la juste en dessus je vois la petite ville où je vais au collège et mon minuscule village ! Mais c’est impossible il n’y a pas d’endroit aussi haut prêt d’ici… Je dois comme-même avouer que c’est fantastique ! Je pourquoi je me sens vide d’un coup, pour quoi j’ai cette sensation de manque ? Mes yeux se posent d’eux même sur Cameron. Je comprends à présent, il a beau être à côté de moi ça ne me suffit pas, je veux qu’il me touche… C’est cheveux flottants dans le vent, le soleil se couchant derrière lui, lui donnent un air d’apparition divine. Je regarde avec fascination ses yeux se perdre dans l’espace. Quand il se tourne vers moi je sursaute puis je baisse les yeux comme une enfant prise la main dans le sac. Il ne semble pas le remarquer, sans beaux visage et tordu par l’inquiétude. J’ai peur, j’ai le ventre noué, je tremble. Que lui arrive-t-il ? Il va bien !? Il ne peut pas lui arriver quoi que ce soit ! Je vois des larmes dans ses yeux, elles coulent lentement sur ses joues parfaites. J’aurais aimé avoir la force de tendre le bras de les essuyer, puis de chasser sa peur, son malheur, je voudrais faire tellement pour lui. Lui qui m’a donné une chose inestimable, une raison de vivre… Sa bouche s’ouvre mais les mots ne sortent pas immédiatement, sa voix est brisée, hésitante. J’ai pris l’habitude en quelles que heures d’avoir quel qu’un de sûr de soi en face de moi… :
    « J’espère que… tu auras la force de me pardonner un jour… »
     A présent je vois entièrement son visage. Il écarte ses bras, m’envoie un dernier regard désolé. Mon cœur bat si vite, j’ai tellement peur de le perdre… Un craquement horrible se fit entendre suivit d’un déchirement. Des plumes dorées commencent à voler autour de moi. Le vent me pousse en arrière et quand j’arrive enfin à distinguer Cam je vois une paire d’ailes dorées dans son dos…


    3 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique