•                 Juste pour toi

     Elle contemple les traits ronds de l’enfant emmitouflé de sa couverture. Un amour infini et inconditionnel l’envahit. Jamais elle n’a douté, elle sait comme être une mère digne de ce miracle, elle connait les mots doux pour apaiser son esprit, les gestes qu’il faut savoir faire dans la vie quotidienne, elle sait quel remède utiliser pour beaucoup de problèmes ou maladies. Elle est sereine. Elle pose un doux baisé sur le dévêt que forme ses cheveux bruns. Il ouvre les yeux et pose une main sur la joue de la jeune maman. Celle-ci sourit  et apporte le petit corps frêle du nourrisson contre son cœur. Elle le sert tendrement contre elle. Puis elle l’enroule dans ne couverture et sort du logis sombre pour arriver dans les doux grains du sable. Elle marche encore un peu jusqu’à ce que ses pieds soient léchés par l’eau froide et écumeuse de la mer. Elle s’assoit et savoure la chaleur de son nouveau-né, du bruit des vagues s’écrasant contre les grands rochers noirs qui ne se trouve pas bien loin de là. Elle sent bientôt un objet pointu apporté par l’eau marine lui entailler la plante du pied droit. Elle veut l’écarter mais la chose d’inestimable qui est contre elle devrait la quitter et elle le refuse. Avec un jeu de ses membres inférieurs elle finit par réussir à ce le mettre à portée de main. Elle le saisit, et constate avec joie qu’il s’agit d’un beau coquillage jaune aux reflets dorés, jamais elle n’en avait vue de si beau et pourtant il lui semblait si fragile... Tout d’un coup son visage s’illumine. Elle s’empresse de rentrer, de poser le bébé dans son petit lit puis elle sort sa boite à couture et en sort une aiguille et un fil doré, elle le passe dans le trou de l’objet pointe. Elle perce le coquillage et fait passer ce qu’elle avait préparé par là. Elle laisse beaucoup de marge puis fait un nœud. Elle constate avec satisfaction le collier qu’elle obtient, puis avec douceur elle le passe autour du coup de sa petite fille.


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  • C'est un concoure organisé par mon collège, dites moi ce que vous en pensez avec le plus de critique possible pour que je puise rendre quel que chose de sublime! Et bien sûr ce n'est pas ma lettre! Bonne lecture!

    Cher Père Noël
    Cette année je ne voudrais qu’une seul et unique chose, j’aimerais pouvoir remarcher. Sentir l’air frais et les doux brins de l’herbe tendre sur mes jambes, pouvoir courir et nager à nouveau. Le vingt-quatre décembre précisément ça fera trois ans que je suis paralysée des membres inférieurs. Je ne mérite pas le présent que je vous demande, mais je ne peux plus vivre comme ça et les remords et la solide ne font qu’empirer les choses…Comme vous le savez je voulais passer noël avec Chloé, j’ai tellement insisté que mes parents ont fini par dire oui. Ils semblaient très tristes mais je fis comme si rien n’était. Cela faisait seulement une heure que j’étais là-bas mais ce lapse de temps m’avais suffi pour pouvoir me sentir très mal, une vive douleur me compressait  la tête. Madame Harry appela ma maman, celle-ci arriva pas bien longtemps après car nous habitions le village voisin. Chloé et moi allâmes ouvrir et nous la découvrîmes sur le porche, ses longs cheveux blonds et ses élégants habilles  parsemé de gros flocons. Je me précipitais dehors sous les protestations des adultes et les rires de mon amie. Un spectacle magnifique s’offrit à moi, tout, absolument tout autour de moi était recouvert d’un fin drap blanc. Je me sentis subitement heureuse, légère ! Et lasse  se fut la dernière fois mais sa je ne le savais pas encore… Je sentis la grande main de ma maman se poser sur mon épaule puis de sa belle voix elle déclara :
    « C’est beau n’est pas ? »
    Je fus incapable de lui répondre ni même d’ouvrir la bouche. Quand elle m’entraina dans la voiture j’avais oublié mon mal et ne protesta pas pour le moins du monde. Nous étions à l’entrée de Saint-Pierre-Bois  quand soudain une biche apparut sur la route. Ma mère une grande amoureuse de la nature fit tout pour éviter la pauvre bête. Les yeux bruns de l’animal encadré par de longs cils, dilatés par la peur furent mon dernier souvenir… Le lendemain je ne pus bouger mes jambes et je n’ai jamais revue maman… Quant à papa il a beau dire que je n’y suis pour rien, je sais qu’il n’en pense pas un mot et je sais aussi qu’il ne m’a jamais pardonné… Moi non plus, comment le pourrais-je avec cette tristesse qui me hante à chaque instant de ma misérable vie ?! Elle me manque tant que tous les jours j’effleure du bout des doigts son beau visage sur les photos, tous les soirs avant de me coucher je respire un peu de Nina Ricca, le parfum qu’elle mettait quotidiennement.Et à chaque fois je pleure à chaudes larmes… Les autres enfants étaient gentils avec moi au début, toujours prêt à me pousser ou à me rendre le moindre petit service, mais ça n’a pas duré… Au bout d’un mois tous finirent par m’abandonner. Je n’étais qu’un bolet qu’il fallait trainer et avec qui on ne peut pas jouer. Arrivé en CP ils commençaient à se moquer de moi puis ils m’insultèrent et m’embêtèrent et ils finirent par me faire du mal physiquement…
    S’il vous plait accordez son rêve et son dernière espoir à une petite fille de huit ans qui a tout perdu, ses jambes, son père, sa mère et avec eux sa joie…
                                                                                                                                            Merci, Lou.   


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