• Voilà, mon prof c'est Z.Ca fait trop bizzard de le voir jouer!


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  •                 Juste pour toi

     Elle contemple les traits ronds de l’enfant emmitouflé de sa couverture. Un amour infini et inconditionnel l’envahit. Jamais elle n’a douté, elle sait comme être une mère digne de ce miracle, elle connait les mots doux pour apaiser son esprit, les gestes qu’il faut savoir faire dans la vie quotidienne, elle sait quel remède utiliser pour beaucoup de problèmes ou maladies. Elle est sereine. Elle pose un doux baisé sur le dévêt que forme ses cheveux bruns. Il ouvre les yeux et pose une main sur la joue de la jeune maman. Celle-ci sourit  et apporte le petit corps frêle du nourrisson contre son cœur. Elle le sert tendrement contre elle. Puis elle l’enroule dans ne couverture et sort du logis sombre pour arriver dans les doux grains du sable. Elle marche encore un peu jusqu’à ce que ses pieds soient léchés par l’eau froide et écumeuse de la mer. Elle s’assoit et savoure la chaleur de son nouveau-né, du bruit des vagues s’écrasant contre les grands rochers noirs qui ne se trouve pas bien loin de là. Elle sent bientôt un objet pointu apporté par l’eau marine lui entailler la plante du pied droit. Elle veut l’écarter mais la chose d’inestimable qui est contre elle devrait la quitter et elle le refuse. Avec un jeu de ses membres inférieurs elle finit par réussir à ce le mettre à portée de main. Elle le saisit, et constate avec joie qu’il s’agit d’un beau coquillage jaune aux reflets dorés, jamais elle n’en avait vue de si beau et pourtant il lui semblait si fragile... Tout d’un coup son visage s’illumine. Elle s’empresse de rentrer, de poser le bébé dans son petit lit puis elle sort sa boite à couture et en sort une aiguille et un fil doré, elle le passe dans le trou de l’objet pointe. Elle perce le coquillage et fait passer ce qu’elle avait préparé par là. Elle laisse beaucoup de marge puis fait un nœud. Elle constate avec satisfaction le collier qu’elle obtient, puis avec douceur elle le passe autour du coup de sa petite fille.


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  • C'est un concoure organisé par mon collège, dites moi ce que vous en pensez avec le plus de critique possible pour que je puise rendre quel que chose de sublime! Et bien sûr ce n'est pas ma lettre! Bonne lecture!

    Cher Père Noël
    Cette année je ne voudrais qu’une seul et unique chose, j’aimerais pouvoir remarcher. Sentir l’air frais et les doux brins de l’herbe tendre sur mes jambes, pouvoir courir et nager à nouveau. Le vingt-quatre décembre précisément ça fera trois ans que je suis paralysée des membres inférieurs. Je ne mérite pas le présent que je vous demande, mais je ne peux plus vivre comme ça et les remords et la solide ne font qu’empirer les choses…Comme vous le savez je voulais passer noël avec Chloé, j’ai tellement insisté que mes parents ont fini par dire oui. Ils semblaient très tristes mais je fis comme si rien n’était. Cela faisait seulement une heure que j’étais là-bas mais ce lapse de temps m’avais suffi pour pouvoir me sentir très mal, une vive douleur me compressait  la tête. Madame Harry appela ma maman, celle-ci arriva pas bien longtemps après car nous habitions le village voisin. Chloé et moi allâmes ouvrir et nous la découvrîmes sur le porche, ses longs cheveux blonds et ses élégants habilles  parsemé de gros flocons. Je me précipitais dehors sous les protestations des adultes et les rires de mon amie. Un spectacle magnifique s’offrit à moi, tout, absolument tout autour de moi était recouvert d’un fin drap blanc. Je me sentis subitement heureuse, légère ! Et lasse  se fut la dernière fois mais sa je ne le savais pas encore… Je sentis la grande main de ma maman se poser sur mon épaule puis de sa belle voix elle déclara :
    « C’est beau n’est pas ? »
    Je fus incapable de lui répondre ni même d’ouvrir la bouche. Quand elle m’entraina dans la voiture j’avais oublié mon mal et ne protesta pas pour le moins du monde. Nous étions à l’entrée de Saint-Pierre-Bois  quand soudain une biche apparut sur la route. Ma mère une grande amoureuse de la nature fit tout pour éviter la pauvre bête. Les yeux bruns de l’animal encadré par de longs cils, dilatés par la peur furent mon dernier souvenir… Le lendemain je ne pus bouger mes jambes et je n’ai jamais revue maman… Quant à papa il a beau dire que je n’y suis pour rien, je sais qu’il n’en pense pas un mot et je sais aussi qu’il ne m’a jamais pardonné… Moi non plus, comment le pourrais-je avec cette tristesse qui me hante à chaque instant de ma misérable vie ?! Elle me manque tant que tous les jours j’effleure du bout des doigts son beau visage sur les photos, tous les soirs avant de me coucher je respire un peu de Nina Ricca, le parfum qu’elle mettait quotidiennement.Et à chaque fois je pleure à chaudes larmes… Les autres enfants étaient gentils avec moi au début, toujours prêt à me pousser ou à me rendre le moindre petit service, mais ça n’a pas duré… Au bout d’un mois tous finirent par m’abandonner. Je n’étais qu’un bolet qu’il fallait trainer et avec qui on ne peut pas jouer. Arrivé en CP ils commençaient à se moquer de moi puis ils m’insultèrent et m’embêtèrent et ils finirent par me faire du mal physiquement…
    S’il vous plait accordez son rêve et son dernière espoir à une petite fille de huit ans qui a tout perdu, ses jambes, son père, sa mère et avec eux sa joie…
                                                                                                                                            Merci, Lou.   


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    Chapitre 4: Qui es-tu?

    Mon cœur bat à un rythme effréné, mes jambes tremblent, mes mains deviennent moites. Je baise les yeux attendant le châtiment. Mais rien ne vient à part un rire cristallin. Je regarde ébahie son corps secoué par des spasmes et son visage au si beaux trait s’embellir encore grâce à son sourire et à deux fossettes qui viennent de se former. Il essaye d’articuler entre deux rires :
    « -Tu es trop choux ! Mais je vais t’en prêter, évidement ! »
    Et c’est ça qu’il l’a mis dans un état pareil ! Mais au moins il ne soupçonne rien… Je passe de l’incompréhension au soulagement, ça doit se voir sur mon visage car les rires de Cameron qui n’avaient pas encore stoppé repartent de plus belle. Je souris, il est là, il est heureux et c’est tout ce que j’ai besoin. Malgré tout il y a quelque chose qui ne va pas… :
    « -Mais il est hors de question que tu me payes quoi que ce soit ! Proteste-je. »
    Il se calme et reprend son sérieux. Il semble contrarier, non indigné ! Mais quoi qu’il arrive je ne peux pas accepter ! Je n’aime pas profiter des gens… Je suis comme ça ! Et je ne peux vraiment pas ! Mais lui aussi semble déterminé… Il cri presque lorsqu’il me répond :
    « -Mais pour quelle sorte de goujat me prends-tu ! Je crois que je peux te payer une viennoiserie comme-même ! »
    Mais qui parle encore comme ça ?! Maintenant mes idées folles se clarifient et  je suis parcouru dans frisson. J’ai peur ? Oui, mais de quoi ? Du fait que celui que j’aime soit un vampire et qui peut me tuer n’importe quand ou que je risque de le perdre… Non plutôt mourir ! Je l’aime !  Je me mets à courir sans raison apparentes. J’arrive devant la petite boulangerie qui se situe en face de l’arrêt de bus. Je remplis non sans difficulté mes poumons d’air. J’ai froid. J’ai peur. Tant d’émotions et de questions tourbillonnent en moi que la seule chose dont je suis sûr maintenant c’est que je l’aime… Mais cette amour me fait peur, si je veux pouvoir le vivre je devrais devenir une buveuse de sang, moi Emy la petite végétarienne qui n’a jamais tué un seul insecte ! C’est impossible et je sais que plus je m’attacherai à lui plus je souffrirais… Un doux me frisson me parcourt, il est là. Je me tourne vers lui et je me noie dans le vert émeraude de ses yeux. J’entend des mots et je me recompte que c’est ma voix qui les prononce :
    -Ok j’accepte mais pas deux fois d’accord ? Je n’aime pas…
    -Une fois promis ! Et dis-moi dès que tu es troublé tu t’enfuis ? Me coup t’il.
    Je me mets à rougir très troublée par cette question. Mais que je peux être stupide ! Il me proposait de m’acheter un croissant, et moi je m’enfuie en courant ! Mais quelle idiote ! Il interrompe le cour de mes pensées :
    « -Tu sais je t’adore, ton aspect si fragile…
    -Je meurs de faim ! Mentis-je. »
    J’étais super gênée ! Et bien sûr je n’ai pas faim, j’ai l’estomac noué… Même si habituellement je mange tous le temps. Rien ne m’avait jamais coupé l’appétit…
    « -Allons manger alors Emy. »
    Il appuie bien sur toutes les lettres de mon prénom, me faisant frémir à chacune d’entre elles. Il entre dans la petite boutique, je le suivis. Il y régné une ambiance accueillante, est-ce grâce de la chaleur qu’il y règne où  encore grâce à la multitude de couleurs qui nous entoure, ou probablement à cause de la douce odeur de pâtisseries fraîche qui y flotte. Un mélange des trois sûrement. Cameron salue la caissière et lui demande deux beignets aux pommes et deux coca-chery avec un sourire charmeur et tout d’un coup j’eus un léger pincement au cœur que je reconnue immédiatement comme de la jalousie. Mais je deviens parano ou quoi ! Puis je repense à ce qu’a dit Cam. Je le regarde stupéfaite, dès que je le pouvais je mange ses deux choses ensembles, c’est un mélange étonnant mais que je trouve plus qu’excellant. Pendant qu’elle va chercher la commande de mon beau vampire celui-ci me fit un clin d’œil. Serais une coïncidence qu’il ait choisi mon « gouté » préféré ? Elle arrive, je la regarde plus attentivement et je constate qu’elle est jeune, et très jolie avec ses cheveux blonds très pales artificiellement bouclés et ses grands yeux bleus. Ses trait bien que banals sont harmonieux et plutôt agréable à regarder. Pendant que je rêvassais il avait payé et était déjà devant la porte automatique qui s’ouvre et se ferme dans l’attende de quel qu’un qui la passerait. Il est adossé au mûr et me regarde un air amusé sur le visage et la caissière elle éclate d’un rire grossier. Soudain je fus pris d’une envie violente de la frapper. Je rougis de honte et sortis à pas lourds sans croiser son regard. Il commence à rire lui aussi et ça y est je bouillonne et oui il ne m’en faut pas beaucoup ! J’entends sa marche, elle est si légère et je la sais si gracieuse qu’on pourrait dire féline. L’air frai s’engouffre dans mes cheveux emmêlés et oui il leurs suffit de quelque heures. Mon ventre grogne, c’est de la triche ! Pour quoi a-t-il fallut qu’il choisisse mon pêché minon !
    « -Tiens, j’adore manger un beignet aux pommes et tu m’avais dit ce matin que tu adore le coca chery alors je me suis dit pourquoi ne pas faire un mélange des deux ! Mais bon on va devoir manger en court de route si on veut un jour rentrer !
    -J’adore ce mélange, on dirait que tout ceci n’est pas une coïncidence…Marmonne-je.
    -C’est vrai ! Comme quoi le destin fait bien les choses ! Et dis-moi tu es née quand ?
    -Je suis née le trente et un décembre, pour quoi ? Demande-je intrigué, j’hésite un moment avant de lui retourner la question.........Et toi ?
    -Le premier janvier. Alors tu n’as qu’à prendre ce que je t’ai acheté pour un cadeau d’anniversaire en retard. »
    Attendez il y a que moi qui trouve ça louche ? Il est née le premier jour de l’année et moi le dernier, lui est moi avons pleins de points commun et encore plus frappant quel qu’un comme lui qui s’intéresse à une pauvre fille comme moi ? Mais j’y pense j’ai l’occasion de lui poser une question qui pourrait se révéler utile ! Je pris un air outré et déclare avec horreur :
    « -Mais alors tu es beaucoup trop vieux pour moi ! »
    Il me prit par les épaules et me regarde d’un air grave, puis il approche sa bouche de mon cou, elle l’effleure, créant ainsi une trainé brulante derrière elle. Ses lèvres s’entre ouvrent au niveau de mon artère, elles s’y attardent un moment puis remontent jusqu’à mon oreille. Je n’avais pas eus peur, non pas un seul instant. Cam y chuchote ces quels que mots :
    « -Tu n’as pas idée à quel point… »
    Il relâche son emprise me laissant complétement hébétée. Puis il sourit tout en avançant d’un pas sûr. Je me répète ses quel que mots en boucle essayant de comprendre leurs signification en vain…  Je l’imite. C’est plus fort que moi, je morts dans le beignet moelleux. La confiture se repend dans ma bouche pour mon plus grand plaisir. Je décapuchonne ma bouteille et avale une gorgé du liquide doux et piquant à la fois alors que je n’avais pas encore finis ma bouchée. Je me rends compte avec horreur que je ne l’ai pas remercié, ce que je fais immédiatement, mais bien sûr trop rapidement, mon mot ressemblait à brokis, un peu de coca dégouline le long de mon menton. Il l’enlève avec une main chaude. Je rougis sévèrement, je suis vraiment super gênée !
    « -Tu fais vraiment n’importe quoi, il essayait de prendre une voix sévère mais son expression trahie son amusement. Bon il ne faut pas que tu vois là où je t’emmène alors je vais te bander les yeux. Mais je me doute bien que tu risques de t’étaler par terre donc tu vas aller sur mon dos. »
    Je suis intrigué oui mais je n’ai pas peur ! J’hoche la tête. Je finis mon beignet et le coca puis il me bande les yeux puis il me hisse sur ses épaules. Je me demande comment il a fait avec son sac ! Je n’ai  pas pensé qu’on pourrait nous voir ! Mon père peut très bien passer d’un instant à l’autre ! Puis mes questions s’envolent et je me laisse bercer par l’odeur de cannelle qui dégage et les doux bruits d’un court d’eau et d’une forêt. Il marche vraiment très vite pour quelqu’un qui a cinquante kilos sur le dos !  Bon arrêtes de réfléchir, profites de ce moment magique, de la douce morsure de sa peau sur la tienne, de cette chaleur qui t’envahit et te rends heureuse ! Je reste comme ça pendant un moment qui m’a paru une éternité et en même temps qu’une poignée de secondes, puis il me descendit de mon petit nuage toute en douceur. Ses mains jouèrent un petit peu derrière ma tête, mon bandeau tomba enfin, mais il n’y eut pas de lumière qui m’aveugle. Je cligne des paupières. Et enfin j’arrive à distinguer mon environnement. Tout autour de moi des arbres gigantesques de toutes les sortes ! Leurs feuilles forment un toit à des dizaines de mètre au-dessus de nos têtes, mais un peu de lumière dorée arrive à filtrer à travers les branchages. Les points lumineux dansent autour de nous. Le chemin sur lequel nous sommes est sinueux et plein de racines et de cailloux. Je rigole, j’adore crapahuter en forêt même si celle-ci n’est pas ordinaire… Soudain un lapin passa devant nous à folle allure.
    «C’est magnifique ! M’exclame-je. Je n’ai jamais rien vue de telle !
    -Je savais que ça te plairais ! Aller, tu viens il faut que on arrive en haut le plus vite possible ! Mais j’y pense je connais en moyens ! »
    Il s’approche de moi tel un félin le ferait avec sa proie, puis il charge m’attrape et me hisse une nouvelle fois sur son dos, tout ceci avec une vitesse et une facilité déboussolant. Je proteste mais il fait la sourde oreille et fit une remarque qui m’intrigue :
    « Cramponnes toi bien ! »
    Et d’un coup la forêt devient floue, mes cheveux entrainés par le vent me fouettent le visage. J’ai la magnifique impression de voler ! J’ai une drôle de sensation de le ventre, l’adrénaline ? Alors que beaucoup aurait hurlé moi je me mets à rigoler ! Mais il s’arrête bien vite et je redescends de mon petit nuage à mon plus grand regret. Je pousse un soupir d’exaspération. Il éclate de rire. Un rie tellement chaleureux et communicatif que je m’y mets aussi. Il me descend et me tourne vers le vide. Je regarde ébahie presque une région entière, je vois la cathédrale de Strasbourg au lointain et la juste en dessus je vois la petite ville où je vais au collège et mon minuscule village ! Mais c’est impossible il n’y a pas d’endroit aussi haut prêt d’ici… Je dois comme-même avouer que c’est fantastique ! Je pourquoi je me sens vide d’un coup, pour quoi j’ai cette sensation de manque ? Mes yeux se posent d’eux même sur Cameron. Je comprends à présent, il a beau être à côté de moi ça ne me suffit pas, je veux qu’il me touche… C’est cheveux flottants dans le vent, le soleil se couchant derrière lui, lui donnent un air d’apparition divine. Je regarde avec fascination ses yeux se perdre dans l’espace. Quand il se tourne vers moi je sursaute puis je baisse les yeux comme une enfant prise la main dans le sac. Il ne semble pas le remarquer, sans beaux visage et tordu par l’inquiétude. J’ai peur, j’ai le ventre noué, je tremble. Que lui arrive-t-il ? Il va bien !? Il ne peut pas lui arriver quoi que ce soit ! Je vois des larmes dans ses yeux, elles coulent lentement sur ses joues parfaites. J’aurais aimé avoir la force de tendre le bras de les essuyer, puis de chasser sa peur, son malheur, je voudrais faire tellement pour lui. Lui qui m’a donné une chose inestimable, une raison de vivre… Sa bouche s’ouvre mais les mots ne sortent pas immédiatement, sa voix est brisée, hésitante. J’ai pris l’habitude en quelles que heures d’avoir quel qu’un de sûr de soi en face de moi… :
    « J’espère que… tu auras la force de me pardonner un jour… »
     A présent je vois entièrement son visage. Il écarte ses bras, m’envoie un dernier regard désolé. Mon cœur bat si vite, j’ai tellement peur de le perdre… Un craquement horrible se fit entendre suivit d’un déchirement. Des plumes dorées commencent à voler autour de moi. Le vent me pousse en arrière et quand j’arrive enfin à distinguer Cam je vois une paire d’ailes dorées dans son dos…


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  • Je suis dessus, je n'arrive pas à faire passer ce que je veux voilà pour quoi j'ai mis tellement de temps!

    Chapitre 5: Un ange, mon ange...

    Je regarde sidérée ses immenses ailes dorées rayées d’ambre. Oui immenses, elles effleurent le sol et dépasse  la tête de Cam d’au moins un mètre. On dirait qu’elles captent le soleil tellement elles brillent… J’ai la bouche béante d’admiration, je suis coite  devant tellement de beauté… Je n’ai qu’une envie, celle de me lover dans ce plumage qui semble si doux… Je tends une main hésitante vers lui. Et d’un coup le rêve se brise, je suis brusquement ramenée à la raison par son visage humide. Il est un ange, je n’ose imaginer ce que ça implique… Mes jambes commencent à trembler légèrement puis brusquement sans prévenir elles se dérobèrent sous moi. Je suis rongée d’inquiétude, j’ai le ventre noué, ça fait mal ! Je grimasse. Il fait un pas puis se ravise comme si, comme si… Non je ne sais pas comme quoi… Son nom franchi mes lèvres et il se précipite de suit vers moi. Et me sert contre lui et me berce tout doucement tout en s’excusant. Je n’ose imaginer la rougeur de mon visage. Mes joues brûlent et mon cœur tambourine dans ma poitrine. Puis bizarrement je me calme, comme si toute ma timidité s’était envolée… Même avec ma famille ça n’est jamais arrivé… Je me sens si bien, si apaisée. Mon cœur est si légé que j’ai l‘impression qu’il va s’envoler et ne plus jamais revenir… Je me détache à regret de lui et plonge mon regard dans le vert de ses yeux, je dois faire un effort surhumain pour ne pas m’y perdre au risque de les contempler pour l’éternité. Pour quoi s’excuse-t-il ? Je murmure d’une voix tremblante et hésitante :
    -Pour quoi est-ce que tu me demande pardon ?
    Il me contemple étonné comme si c’était une évidence et qu’un enfant de cinq aurait pu le deviner. Je sens ses ailes me frôler puis m’entourer. Elles sont douces chaudes soyeuses, rassurantes… Je me retrouve la tête contre son imposant torse, je respire avec ravise sa douce odeur. Il se repli sur moi, ses cheveux sombres me chatouille agréablement le coup. Je sens son souffle chaud contre ma chair nue, d’agréables frissons m’envahissent :
    -Je…j’aurais dû te le dire avant, mais je n’en ai  pas eu le courage…
    -On se connait depuis même pas une demi-journée et tu te serais mis d’en un état pareil pour ça !  Non, dit moi…le coupe je excédée.
    Ses yeux semblent refléter toute la tristesse du monde. Il baisse honteusement la tête et détourne son regard. Il soupir, ouvre la bouche et entame un long récit.
    -Oui, tu as raison, j’aurais aimé aller moi vite avec toi, prendre mon temps de conquérir petit à petit avec des poèmes des peintures et des chansons, t’intriguer jusqu’à devenir une obsession…
    Waw il est vachement modeste ! Et mais c’est tout ce qu’il me frappe, je croix ne pas être constitué normalement…
     -Mais le fait est que le temps qu’il te reste n’est rien pour moi, et une fois parties tu me laisseras seul pour l’éternité… Alors je bâcle tout et je suis désolé pour tout ce que je risque de te faire. Je te dois la vérité, je te raconterai tout depuis le commencement. Peut-être ne voudras tu plus de moi, je le redoute, mais une partie de moi sait que c’est ce qu’il y a de mieux pour tout le monde… Tu risques d’être prise au piège par une guerre angélique ! Et s’il t’arrive quoi que ce soit tout sera de ma faute !
    Je sens le goût métallique du sang envahir ma bouche. Je passe un doigt sur mes lèvres puis le porte à mes yeux. Il est pourpre. J’ai surement du me mordre les lèvres sans m’en rendre compte, un de mes nombreux tique nerveux… J’avais faits tout ça tellement vite que le garçon en face de moi ne semblait pas l’avoir remarqué. Je réprime mon dégout et enlève ma main immaculée de ses plumes, camoufle l’autre derrière mon dos. Je caresse son magnifique visage et lui fait un sourire sincère que je veux apaisant. Je lui lève légèrement la tête le forçant à me regarder. Ses yeux qui étaient plongés dans les miens il y a quelles que seconds sont désormais un peu plus bas. Il me contemple perdu. Je baisse la tête et plaque mes deux mains devant la source de son inquiétude. Il pose une main sur mon épaule puis sort un mouchoir de sa poche, il m’essuie doucement les lèvres. Je suis incapable de bouger incapable de parler, mais en moi il règne tout sauf du calme Je vois le sang commencer à imbiber tout le tissu. Il progresse rapidement jusqu’à la puissante main de Cameron. Et au moment où il l’atteint enfin l’ange se met à crier. Il lâche se qu’il tenait et se met à secouer sa main comme si il s’était brûlé. Je laisse échapper un hoquet de stupeur. Que s’est -il passé ? Je vis brièvement sur la paume de Cam comme une grosse….infection ? La peur que je ressens pour lui me permis à nouveau de bouger, je me précipite vers lui et essaye de saisir l’endroit blessé. Il me repousse tellement violement que j’atterris par terre, le cœur en miettes. Mes larmes commencent à abonder. Mais avant que ma vision devienne complètement floue je constate qu’il regarde ses mains avec un air dégouté et apeuré. Je l’imagine déjà s’enfuir dans la nuit comme un animal blessé. Je hurle un mot à m’en arracher les poumons : restes. Mais j’y pense le le enfin je veux dire mon sang, quand il l’a touché et quand il m’a repoussé…ma main… Je la porte devant mes yeux. Je suis profondément troublée, et si c’était mon sang qui l’avait brûlé ? Je ne peux plus contenir les mots :
    -Cam montre-moi ta main…
    Il s’avance et me la tend, elle n’a rien… Mais c’est impossible… Je soupir, mais que je suis bête s’était pareil avec la morsure. Il faudra que je réfléchisse à tout ça mais pour l’instant le plus important c’est lui et son histoire. Je me fais violence pour enfin parler :
    -Racontes moi tout.
    Il hoche la tête d’un air grave. Je vois encore beaucoup de malheur dans ses yeux, ce constat me fait énormément souffrir. Je commence à suer, j’ai si chaud… La tête me tourne et j’ai une grosse boule dans le ventre. Et au moment où il allait parler je me mis à crier :
    -Stop arrête !
    J’avais remarqué que tous ses événements m’avaient faits quitter la chaleur de son étreinte. Je me reblotis donc contre lui toute en faisant bien attention de ne le toucher avec mes mains ou ma bouche. Je sentis ses bras me serrer contre lui. Un bien-être fou m’envahis. J’ai la tête collée contre sa poitrine, j’entends donc le rythme effréné de son cœur. Il a peur, mais de quoi ça je ne saurais le dire.
    -Bon hume, au commencement dieux créa des êtres parfait qui l’idolâtraient. Ils étaient forts, rapide, beau, intelligents, compatissant et ils ne pouvaient mourir. Mais trop de perfections finit par ennuyer  le grand créateur qui donna donc naissance aux humains. Et pendant sa longue absence un ange finit par se rebeller. Et quand dieux revint l’ange lui dit qu’il ne voulait plus lui obéir et qu’il n’était pas le seul. Dieux demanda à tous les habitants du paradis si il voulait y rester. La plus part firent se chois d’autre voulait s’en aller mais il y en avait d’autre qui ne savait qui choisir. Les indécis et les traitres furent éjectés du paradis. On chuta pendant vingt-deux jours et quand enfin ça s’arrêta et que nous percutâmes le sol tous nos os furent brisés. Nous mîmes des mois à guérir et nous étions déboussolés on mit longtemps avant de tout se remémorer.
    Mon cœur s’arrête de battre. Il a dit nous ?! Non c’est impossible il ne peut être du côté du mal c’est forcément un indécis… J’ai peur de connaitre la vérité… Mais il le faut. Et attendez un second il a bien dit dieu ? Alors il existe quand je priais on m’écoutait vraiment ! Il donc surement quelque chose après la mort. Ses pensées me réchauffent le cœur et quand je pose ma question j’étais presque sereine :
    -Et toi dans tout ça ?
    -Oh moi je ne savais que choisir mais il y a de cela quelles que centaines d’années j’ai faits mon choix.
    Une énorme vague de soulagement s’abatie sur moi. Il est du bon côté…
    -Et maintenant que penses-tu de moi ?
    -Tu es la personne la plus merveilleuse que j’ai jamais rencontré en très peu de temps tu as réalisé deux de mes rêve.
    -Et tu en as combien ?
    -Quatre : amour, amitié, magie et saut à l’élastique.
    -Ça fait un peu tache tu ne trouves pas, je crois que on va devoir le réaliser…
    -Que-ce que tu veux dire par là !
    Il resserra son étreinte, je vis peu à peu le sol s’éloigner puis quand nous sommes au-dessus du vide un avion fonce vers nous. Je sens des rafales de vents nous percuter mais il ne bouge pas. L’avion lui arrive à toute allure. Je suis terrifiée, mon cœur bat si fort pourtant je ne crie pas et je ne saurais dire pour quoi… L’avion passe à travers nous comme si il n’était qu’un vulgaire hologramme mais je sais grâce au bris et au vent qu’il est bien réelle, mais je dois dire que je suis stupéfaite moi qui entendais déjà sonner sa dernière heure… Alors que je ne m’y attends pas pour le moins du monde et que j’ai l’esprit ailleurs Cam me lâche…


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